jeudi 10 décembre 2009

Ca chauffe !!

Oui, ça chauffe à tous les niveaux. La comparaison de la grenouille chauffée se réalise tous les jours un peu plus (au niveau sociétal) et toutes les années (au niveau climatique). Il faudrait réagir pour sortir d’un bond du bocal. Sortir du cocon de la sphère privée. Faire le contraire de tous ceux qui nous montrent l’exemple de leur cupidité et s’abritent derrière des boucliers dorés. Mais n’a-t-on pas fini insidieusement par admettre la nécessité économique de toutes ces réformes, qui auraient par ailleurs fait bondir il y a seulement 10 ans par leur logique comptable ?

Si l’état n’a plus de marge de manœuvre, en a-t-on vraiment pour notre part ? Nous risquons de nous heurter au principe de réalité, comme l’ours blanc qui n’a plus de banquise à laquelle se raccrocher… et finit par admettre son propre destin. Le notre serait celui de vivre dans une société de plus en plus inégalitaire, où il faudra payer pour décrocher les diplômes !


http://www.udppc.asso.fr/petition/index.php?petition=1

lundi 7 décembre 2009

Denenez camusien, Mr le Président !

Monsieur le Président, je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps. Vous venez de manifester votre désir d'accueillir les cendres d'Albert Camus au Panthéon, ce temple de la République au fronton duquel, chacun le sait, se trouvent inscrites ces paroles : "Aux grands hommes, la patrie reconnaissante". Comment vous donner tort puisque, de fait, Camus fut un grand homme dans sa vie et dans son oeuvre et qu'une reconnaissance venue de la patrie honorerait la mémoire de ce boursier de l'éducation nationale susceptible de devenir modèle dans un monde désormais sans modèles.

De fait, pendant sa trop courte vie, il a traversé l'histoire sans jamais commettre d'erreurs : il n'a jamais, bien sûr, commis celle d'une proximité intellectuelle avec Vichy. Mieux : désireux de s'engager pour combattre l'occupant, mais refusé deux fois pour raisons de santé, il s'est tout de même illustré dans la Résistance, ce qui ne fut pas le cas de tous ses compagnons philosophes. De même, il ne fut pas non plus de ceux qui critiquaient la liberté à l'Ouest pour l'estimer totale à l'Est : il ne se commit jamais avec les régimes soviétiques ou avec le maoïsme.

Camus fut l'opposant de toutes les terreurs, de toutes les peines de mort, de tous les assassinats politiques, de tous les totalitarismes, et ne fit pas exception pour justifier les guillotines, les meurtres, ou les camps qui auraient servi ses idées. Pour cela, il fut bien un grand homme quand tant d'autres se révélèrent si petits.

Mais, Monsieur le Président, comment justifierez-vous alors votre passion pour cet homme qui, le jour du discours de Suède, a tenu à le dédier à Louis Germain, l'instituteur qui lui permit de sortir de la pauvreté et de la misère de son milieu d'origine en devenant, par la culture, les livres, l'école, le savoir, celui que l'Académie suédoise honorait ce jour du prix Nobel ? Car, je vous le rappelle, vous avez dit le 20 décembre 2007, au palais du Latran : "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé." Dès lors, c'est à La Princesse de Clèves que Camus doit d'être devenu Camus, et non à la Bible.

De même, comment justifierez-vous, Monsieur le Président, vous qui incarnez la nation, que vous puissiez ostensiblement afficher tous les signes de l'américanophilie la plus ostensible ? Une fois votre tee-shirt de jogger affirmait que vous aimiez la police de New York, une autre fois, torse nu dans la baie d'une station balnéaire présentée comme très prisée par les milliardaires américains, vous preniez vos premières vacances de président aux Etats-Unis sous les objectifs des journalistes, ou d'autres fois encore, notamment celles au cours desquelles vous avez fait savoir à George Bush combien vous aimiez son Amérique.

Savez-vous qu'Albert Camus, souvent présenté par des hémiplégiques seulement comme un antimarxiste, était aussi, et c'est ce qui donnait son sens à tout son engagement, un antiaméricain forcené, non pas qu'il n'ait pas aimé le peuple américain, mais il a souvent dit sa détestation du capitalisme dans sa forme libérale, du triomphe de l'argent roi, de la religion consumériste, du marché faisant la loi partout, de l'impérialisme libéral imposé à la planète qui caractérise presque toujours les gouvernements américains. Est-ce le Camus que vous aimez ? Ou celui qui, dans Actuelles, demande "une vraie démocratie populaire et ouvrière", la "destruction impitoyable des trusts", le "bonheur des plus humbles d'entre nous" (Œuvres complètes d'Albert Camus, Gallimard, "La Pléiade", tome II, p. 517) ?

Et puis, Monsieur le Président, comment expliquerez-vous que vous puissiez déclarer souriant devant les caméras de télévision en juillet 2008 que, "désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit", et, en même temps, vouloir honorer un penseur qui n'a cessé de célébrer le pouvoir syndical, la force du génie colérique ouvrier, la puissance de la revendication populaire ? Car, dans L'Homme révolté, dans lequel on a privilégié la critique du totalitarisme et du marxisme-léninisme en oubliant la partie positive - une perversion sartrienne bien ancrée dans l'inconscient collectif français... -, il y avait aussi un éloge des pensées anarchistes françaises, italiennes, espagnoles, une célébration de la Commune, et, surtout, un vibrant plaidoyer pour le "syndicalisme révolutionnaire" présenté comme une "pensée solaire" (t. III, p. 317).

Est-ce cet Albert Camus qui appelle à "une nouvelle révolte" libertaire (t. III, p. 322) que vous souhaitez faire entrer au Panthéon ? Celui qui souhaite remettre en cause la "forme de la propriété" dans Actuelles II (t. III, p. 393) ? Car ce Camus libertaire de 1952 n'est pas une exception, c'est le même Camus qui, en 1959, huit mois avant sa mort, répondant à une revue anarchiste brésilienne, Reconstruir, affirmait : "Le pouvoir rend fou celui qui le détient" (t. IV, p. 660). Voulez-vous donc honorer l'anarchiste, le libertaire, l'ami des syndicalistes révolutionnaires, le penseur politique affirmant que le pouvoir transforme en Caligula quiconque le détient ?

De même, Monsieur le Président, vous qui, depuis deux ans, avez reçu, parfois en grande pompe, des chefs d'Etat qui s'illustrent dans le meurtre, la dictature de masse, l'emprisonnement des opposants, le soutien au terrorisme international, la destruction physique de peuples minoritaires, vous qui aviez, lors de vos discours de candidat, annoncé la fin de la politique sans foi ni loi, en citant Camus d'ailleurs, comment pourrez-vous concilier votre pragmatisme insoucieux de morale avec le souci camusien de ne jamais séparer politique et morale ? En l'occurrence une morale soucieuse de principes, de vertus, de grandeur, de générosité, de fraternité, de solidarité.


Camus parlait en effet dans L'Homme révolté de la nécessité de promouvoir un "individualisme altruiste" soucieux de liberté autant que de justice. J'écris bien : "autant que". Car, pour Camus, la liberté sans la justice, c'est la sauvagerie du plus fort, le triomphe du libéralisme, la loi des bandes, des tribus et des mafias ; la justice sans la liberté, c'est le règne des camps, des barbelés et des miradors. Disons-le autrement : la liberté sans la justice, c'est l'Amérique imposant à toute la planète le capitalisme libéral sans états d'âme ; la justice sans la liberté, c'était l'URSS faisant du camp la vérité du socialisme. Camus voulait une économie libre dans une société juste. Notre société, Monsieur le Président, celle dont vous êtes l'incarnation souveraine, n'est libre que pour les forts, elle est injuste pour les plus faibles qui incarnent aussi les plus dépourvus de liberté.

Les plus humbles, pour lesquels Camus voulait que la politique fût faite, ont nom aujourd'hui ouvriers et chômeurs, sans-papiers et précaires, immigrés et réfugiés, sans-logis et stagiaires sans contrats, femmes dominées et minorités invisibles. Pour eux, il n'est guère question de liberté ou de justice... Ces filles et fils, frères et soeurs, descendants aujourd'hui des syndicalistes espagnols, des ouvriers venus d'Afrique du Nord, des miséreux de Kabylie, des travailleurs émigrés maghrébins jadis honorés, défendus et soutenus par Camus, ne sont guère à la fête sous votre règne. Vous êtes-vous demandé ce qu'aurait pensé Albert Camus de cette politique si peu altruiste et tellement individualiste ?

Comment allez-vous faire, Monsieur le Président, pour ne pas dire dans votre discours de réception au Panthéon, vous qui êtes allé à Gandrange dire aux ouvriers que leur usine serait sauvée, avant qu'elle ne ferme, que Camus écrivait le 13 décembre 1955 dans un article intitulé "La condition ouvrière" qu'il fallait faire "participer directement le travailleur à la gestion et à la réparation du revenu national" (t. III, p. 1059) ? Il faut la paresse des journalistes reprenant les deux plus célèbres biographes de Camus pour faire du philosophe un social-démocrate...

Car, si Camus a pu participer au jeu démocratique parlementaire de façon ponctuelle (Mendès France en 1955 pour donner en Algérie sa chance à l'intelligence contre les partisans du sang de l'armée continentale ou du sang du terrorisme nationaliste), c'était par défaut : Albert Camus n'a jamais joué la réforme contre la révolution, mais la réforme en attendant la révolution à laquelle, ces choses sont rarement dites, évidemment, il a toujours cru - pourvu qu'elle soit morale.

Comment comprendre, sinon, qu'il écrive dans L'Express, le 4 juin 1955, que l'idée de révolution, à laquelle il ne renonce pas en soi, retrouvera son sens quand elle aura cessé de soutenir le cynisme et l'opportunisme des totalitarismes du moment et qu'elle "réformera son matériel idéologique et abâtardi par un demi-siècle de compromissions et (que), pour finir, elle mettra au centre de son élan la passion irréductible de la liberté" (t. III, p. 1020) - ce qui dans L'Homme révolté prend la forme d'une opposition entre socialisme césarien, celui de Sartre, et socialisme libertaire, le sien... Or, doit-on le souligner, la critique camusienne du socialisme césarien, Monsieur le Président, n'est pas la critique de tout le socialisme, loin s'en faut ! Ce socialisme libertaire a été passé sous silence par la droite, on la comprend, mais aussi par la gauche, déjà à cette époque toute à son aspiration à l'hégémonie d'un seul.

Dès lors, Monsieur le Président de la République, vous avez raison, Albert Camus mérite le Panthéon, même si le Panthéon est loin, très loin de Tipaza - la seule tombe qu'il aurait probablement échangée contre celle de Lourmarin... Mais si vous voulez que nous puissions croire à la sincérité de votre conversion à la grandeur de Camus, à l'efficacité de son exemplarité (n'est-ce pas la fonction républicaine du Panthéon ?), il vous faudra commencer par vous.

Donnez-nous en effet l'exemple en nous montrant que, comme le Camus qui mérite le Panthéon, vous préférez les instituteurs aux prêtres pour enseigner les valeurs ; que, comme Camus, vous ne croyez pas aux valeurs du marché faisant la loi ; que, comme Camus, vous ne méprisez ni les syndicalistes, ni le syndicalisme, ni les grèves, mais qu'au contraire vous comptez sur le syndicalisme pour incarner la vérité du politique ; que, comme Camus, vous n'entendez pas mener une politique d'ordre insoucieuse de justice et de liberté ; que, comme Camus, vous destinez l'action politique à l'amélioration des conditions de vie des plus petits, des humbles, des pauvres, des démunis, des oubliés, des sans-grade, des sans-voix ; que, comme Camus, vous inscrivez votre combat dans la logique du socialisme libertaire...

A défaut, excusez-moi, Monsieur le Président de la République, mais je ne croirai, avec cette annonce d'un Camus au Panthéon, qu'à un nouveau plan de communication de vos conseillers en image. Camus ne mérite pas ça. Montrez-nous donc que votre lecture du philosophe n'aura pas été opportuniste, autrement dit, qu'elle aura produit des effets dans votre vie, donc dans la nôtre. Si vous aimez autant Camus que ça, devenez camusien. Je vous certifie, Monsieur le Président, qu'en agissant de la sorte vous vous trouveriez à l'origine d'une authentique révolution qui nous dispenserait d'en souhaiter une autre.

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à mes sentiments respectueux et néanmoins libertaires.


Michel Onfray

dimanche 6 décembre 2009

Christmas Carol



A l'heure où l'on veut supprimer l'histoire en terminale, lisons pour ne pas oublier ce Londres si proche et si lointain du XIXe siècle, texte culte pour beaucoup de pauvres gens. La cupidité des gens à la tête du foot ou de la politique de ce pays ferait bien d'en pâtir un peu...
lire

dimanche 29 novembre 2009

La France qui travaille

08H00 du matin, sur la Ligne 13 du côté de Saint Lazare.
La foule compacte.
Une femme monte avec un bébé qui pleure dans sa poussette.
Se glisse vers le fond, on lui propose immédiatement de s'asseoir.

Elle s'asseoit, remonte son chandail et donne le sein à son bébé.
La foule s'écarte, se tourne discrètement, et l'isole respectueusement dans le vacarme du métro.
Le bébé ne pleure plus.


Parfois les Français ont la classe.

samedi 28 novembre 2009

08h00, samedi matin, dans le 9.3.

08H00 Saint Denis, Samedi matin.

Je marche sur un trottoir, un homme attend un bus incertain dans un abri venteux, sous cette pluie grise de Novembre à arracher des feuilles mortes.
Il a le visage fatigué de ces nord-africains qui travaillent la nuit.
Un homme passe en voiture, un black du 9.3, freine et s’arrête, et comme je passe à ce moment là au droit de l’abribus, j’entends leur conversation.
« Je vais par là, je peux te déposer quelque part ?»
« Je veux bien, merci»

Sans commentaires.
Simplement impressionnant d’humanité, dans la grisaille parisienne.

lundi 23 novembre 2009

Identité de la France


La disparition des humanités dans les classes est à l'ordre du jour. Le ministre de l'éducation nationale devrait annoncer dans les jours qui viennent la suppression de l'histoire et de la géographie comme matières obligatoires dans les classes scientifiques.


mercredi 18 novembre 2009

Climatosceptique !

"j'observe que le climat se refroidit depuis cinq ou six ans. Je pense qu’on ne peut pas prévoir le climat à un siècle, pas plus qu’on ne peut prévoir la météo à une semaine."
"la température est montée de 3°C en un siècle à Paris, vous vous en êtes aperçu vous ?"
"les océans monteraient de 20 cm, est-ce bien sérieux quand on sait qu'il y a des vagues de plus de 20 m ?"

Qui est bien sérieux dans cette histoire ?
Qui donne des arguments à la petite semaine ?
Qui est cynique, comme d'habitude ?

J'en connais au moins un, qui n'a certes pas été gâté par la nature, mais qui le lui rend bien...

dimanche 15 novembre 2009

Opération Isaie

Je propose aux Jeunes de N'autre Monde d'aller écouter le Pasteur Marc Pernot (Oratoire du Louvre) et le Curé Hervé Giraud (Saint Eustache des Halles) nous parler du Chapître 11 d'Isaie ("Or un rameau sortira de la souche de Jessé").
Cette discussion aura lieu le Mercredi 9 Décembre de 20h30 à 22h00 à Saint Eustache.
Faîtes-moi signe si vous êtes intéressé(e), et venez avec une Bible hébraïque, à défaut en Grec ou en Latin, et vraiment en désespoir de cause, en Français.

samedi 31 octobre 2009

Le fichier Excel d'Henri IV


J'ai retrouvé sur mon PC un fichier Excel créé par Henri IV, le jour de l'an de grâce 1601.

mercredi 28 octobre 2009

Bon baisers de Russie

Une nouvelle escroquerie e-Bay circule :

Vous noterez les fautes de base issues de la traduction automatique.
Vous noterez que le lien, à ne surtout pas cliquer, pointe sur ".ru".
C'est chouette Internet, ca fait voyager du Nigeria à la Russie ...

mardi 27 octobre 2009

Objet : candidature

"Je vous fait part de ma candidature. Je suis jeune, dinamique et très ambitieu."

Il faut bien ça ...


dimanche 25 octobre 2009

Hospitalité

Un jour, le 3ème jour après la circoncision d’Abraham, dans le désert,
au Chênes de Mamré, Dieu vint à Abraham.


Abraham s’apprêtait à accueillir l’Eternel comme il se doit,
Quand il aperçut au loin trois marchands sur leur chameau.
Qui venaient vers lui.

Alors il dit à Dieu :
« Seigneur, si je trouve grâce à Tes yeux,
Attends s’il te plaît un instant, que je puisse accueillir mes hôtes comme il se doit.

Qu’il est extraordinaire ce sens de l’hospitalité de l’homme du désert
Qui fait attendre l’Eternel, au profit de l’étranger de passage.

(Librement d’après Genèse 18).

Qui et quand ?

Si je ne fais pas les choses moi-même qui les fera pour moi ?
Et si je ne les fais pas maintenant, quand les ferai-je ?

Talmud - Traité des Pères - 1-14

Savoir donner et savoir recevoir

Un homme arrive un soir tard dans une ville de province, hors saison, et ne trouve pas à se loger. En désespoir de cause, il se résigne à frapper à une porte au hasard, comptant sur la compassion de ses habitants.

Un homme lui ouvre la porte, et lui demande gentiment ce qu’il peut faire pour l’aider.
« Pouvez-vous m’héberger ? je ne trouve pas à me loger ce soir » lui répond l’homme à la rue.
L’hôte, puisque c’est le rôle que cette histoire aimerait bien donner à cet homme qui a un toit, lui demande alors :
« Vous comptez rester chez nous et prendre vos repas avec nous ? »
« Oui, si cela n’est pas trop vous demander ».
« Et après , vous partirez ? »
« Oui, mais je peux payer » répond l’homme sans toit, un peu interloqué.
« Très bien, répond l’hôte, visiblement soulagé, alors je vais vous demander 1000 Euros.»
« 1000 Euros, mais c’est du vol ! »
« 1000 Euros, c’est à prendre ou à laisser. Et s’il vous plaît je vous serais reconnaissant, de bien vouloir me payer d’avance.».

L’autre regarde autour de lui la nuit noire, les maisons closes, et relève son col devant la froidure de la nuit tombée.
« Bon, très bien », et il paye à son hôte les 1000 Euros demandés.

L’homme sans toit est ensuite accueilli avec faste dans la maison, dans une chambre confortable et spacieuse. Il prend des repas de grande qualités, faits de mets fins et de vin raffinés. En plus ses hôtes sont charmants, très attentionnés, et d’une conversation passionnante. Et comme le séjour coûte 1000 Euros, notre homme qui s’est trouvé un toit, n’a aucun scrupule à profiter à plein de tout ce confort, qui après tout lui coûte fort cher.

Le lendemain, au moment de partir, son hôte lui tend un petit paquet, en lui disant :
« Prenez, nous avons coutume d’offrir un petit quelque chose à nos hôtes, afin qu’ils se souviennent de leur séjour parmi nous ».

Le voyageur, un peu narquois lui répond :
« Vous savez, je n’aurai probablement pas besoin de ce petit quelque chose pour me souvenir
de mon séjour parmi vous », mais il prend quand même le cadeau, jugeant qu’après tout, pour 1000 Euros, il a aussi droit au petit cadeau.

Petit cadeau qu’il ouvre immédiatement, et dans lequel il trouve … ses 1000 Euros.

Il se tourne interloqué vers son hôte, qui lui répond, un peu gêné :
« Si vous n’aviez pas payé si cher, auriez-vous été prêt à recevoir tout ce que j’avais envie de vous donner ? ».

J’adore cette histoire, que j’ai entendue du Rabbin Lemel, de la synagogue de Cadet, histoire qui parle certes de la générosité de celui qui donne, mais bien plus du courage que représente l’acceptation de l’offrande pour celui qui la reçoit. Pour citer le rabbin (in « les 4 coupes de lait » Editions Lev) :
« Il est tellement difficile d’accepter le don de l’autre. Nous avons tellement peur d’être redevable, nous avons peur d’un sentiment d’infériorité qui altérerait à terme la relation. Cette idée est fausse, mais nous n’avons pas l’obligation de l’enlever de la tête de l’autre. Cependant nous devons en tenir compte afin d’imaginer une autre modalité du don, afin qu’il puisse recevoir ce que nous avons envie de lui donner ».

mardi 20 octobre 2009

Escroquerie

Regardez le magnifique message frauduleux que j'ai reçu :


L'auteur du message est vraiment nul en grammaire française, mais si vous recevez un message équivalent, je vous conseille vraiment de ne pas cliquer à l'endroit indiqué.

vendredi 16 octobre 2009

Bug le retour ...

Je prépare également un deuxième demande que j'intitule "Gestion des Ventes".
Comme le concept n'est pas connnu (sic), on me demande de préciser :

Vive l'informatique ...

Il y a comme un bug

J'exprime des critères de sélection sur le site de Pôle Emploi : Informaticien Bac + 5 pour travailler sur des Bases de Données à Paris et en Seine Saint Denis.

Je reçois la réponse suivante :

Quelquefois je me dis que tout le monde n'a pas les mêmes chances de trouver du boulot ...
Notez le degré d'adéquation mesuré par la barrette : 5/6.

mercredi 14 octobre 2009

Refuser le nepos !!

Refuser !!

"Ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est de travailler dur et d'avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur"

Nicolas SARKOZY, le 13/10/09, devant un parterre d'élèves.

Le cynisme ordinaire de nos élites... dont on finit par s'habituer.

mardi 13 octobre 2009

La France au travail

J'ai appelé une personne hier pour lui proposer un travail.
Par souci d'économie, j'appelle d'abord sur les lignes fixes, plutôt que sur les portables.

La première chose que me dit la personne : "Pouvez-vous m'appeler sur mon portable plutôt ? parce que le téléphone de la ligne fixe se trouve à coté de la télévision, et que je n'entends pas bien sur ce téléphone."

J'ai failli raccrocher immédiatement.
J'ai aussi failli lui dire méchamment "Peut-être que vous pourriez éteindre la télévision ?"

dimanche 11 octobre 2009

Népotisme

Le népotisme est un terme créé à partir de l'italien "nepote", "neveu". C'était, dans le passé, la tendance de certains papes, et par extension de certains dirigeants, à favoriser l'ascension de leur famille dans la hiérarchie dont ils sont le sommet. (Wikipedia)

Jean Sarkozy, 23 ans, pour la 3ème année consécutive en 2ème année de droit, est candidat à la présidence de l'Epad, l'Etablissement public de la Défense, 1 milliard d'Euros de Chiffre d'Affaires, premier quartier d'affaires d'Europe.

samedi 10 octobre 2009

Thursday War


Yves GLOAGUEN, Georges LEMETAYER, Pascal LE FLOCH, Patrick GLOAGUEN, Eric GUILLAMET, vus pour la dernière fois en raz de Sein au cours de l'hiver 2003-04, à bord d'un certain Bugaled Breizh.

Our sailors, who are in heaven, hallowed be your names.

vendredi 9 octobre 2009

Google et la Grippe

Google prétend qu'ils peuvent aider les autorités sanitaires d'un pays à mesurer en avance la propagation du virus de la Grippe : Pour ce faire, ils analysent les requêtes Google des Internautes portant sur ce sujet de la grippe ... et en déduisent combien de gens vont consulter leur médecin la semaine suivante, en présentant les symptômes de la maladie.

http://www.google.org/flutrends/


N'importe quoi.



jeudi 8 octobre 2009

Le bâtisseur forcené

J'ai ressorti un vieux texte des débuts de N'Autre Monde, en 1997 :

Le batisseur forcene.

Aujourd'hui, permettez moi de rendre hommage a un inconnu, que j'appellerai le batisseur forcene.

Cet inconnu, j'ai lu son histoire dans l'autre Monde, pas le notre.
Il n'a eu les honneurs que d'un petit entrefilet, a l'occasion de sa condamnation par la justice a une enorme amende, et une peine de prison avec sursis. Il s'agit d'une histoire vraie.

Pourquoi ? parce qu'il a lance des projets de travaux publics parfaitement inutiles.

Comment ? Tres simple.
Il construisait une baraque de chantier le long d'une autoroute en construction (Tours-Angers en l'occurence), quelque part en plein champs, loin de tout autre chantier entame. Se faisant passer pour la Direction Departementale de l'Equipement, il convoquait les entreprises publiques de la region, par ailleurs veritablement detentrices de lots d'appel d'offres : venez avec 30 hommes, 12 camions, 5 pelleteuses, 3 grues a compter de Lundi prochain au Kilometre 123.

Et ensuite les travaux commencaient. Arme de plans, de quelques dossiers, coiffe d'un casque reglementaire, il vous arasait une colline, vous creusait 1 kilometre de fosse de drainage, vous lancait une deviation, et en quelques jours faisait travailler une fourmillere d'ouvriers a un echangeur autoroutier qui n'echangerait jamais rien.

Il fallait en general plusieurs semaines et plusieurs milliers de metres cubes de terre deplaces avant que la veritable DDE ne realise que les travaux en question n'entrent pas dans le schema general d'amenagement, ou que le tresorier payeur general du departement ne s'apercoive qu'il n'a pas de bugdet pour un quelconque viaduc dans la plaine de Chantevigne les
Pres (Maine et Loire, 57 habitants, plat comme la main).

Le dit conducteur de travaux, dument puni, en etait quand meme a sa 7eme ouverture de chantier fictif ...

Pour sa defense, le batisseur forcene a invoque son amour de la conduite de projet.
Et la mesdames, messieurs, amis lecteurs je dis : chapeaux bas.

Nous connaissons tous (sauf les medecins parmi nous et autres professions utiles) cette interrogation terrible : Ce projet professionnel que je conduis, qui me coute tant d'efforts, de temps, de stress, ... ma vie en somme, est-il vraiment utile a la societe, a mes concitoyens ?

Le batisseur forcene, lui s'est affranchi de cette interrogation de la maniere la plus totale :
J'admets la gratuite parfaite de mon ouvrage, j'en revendique l'absolue inutilite, cet ouvrage je le fais de tout mon coeur de toute mon ame, j'y entraine toute une equipe avec moi, parce que l'important c'est le projet lui meme, et non l'objet du projet.

Pour le batisseur forcene, l'homme est (essence) dans l'action elle meme, et non dans la finalite de l'action.
Quel philosophe ! Quelle sagesse !

Raz de Sein


Entre mer et mer, le pays des marins... Ile de Sein, "le quart de la France libre" parti rejoindre le général De Gaulle en 1940. On dit qu'ici les âmes montent directement au ciel.

mardi 29 septembre 2009

Lassitude

Parfois, une grande lassitude m'envahit :



C'est essentiel

Dans la série, "cette société m'assaille de choses inutiles" ...

Souvent à la télé, une grand blonde à la démarche déhanchée, me répète avec insistance que je devrais coller des bouts de plastique colorés sur mes branches de lunette parce que "habiller mon regard c'est essentiel".



A chaque fois que je l'entends, l'Ecclesiaste (1,14) me répète "Buée des buées, tout est buée et pâture du vent". Ce que Saint Jérôme a traduit en Latin plus tard, par notre familier "Vanité des Vanités".

Toutefois, "pâture du vent", en revenant à l'Hébreu, peut également être traduit par "nourriture de l'esprit", parce que le vent, c'est le souffle, c'est l'Esprit. Comme si finalement, même la Vanité des Vanités pouvait être une forme d'enrichissement. Même cela, ce serait pour le Bien.

Accessoirement, j'aime beaucoup le souffle épique de la forme du pluriel composé hébraïque qui nous a aussi légué "le cantique des cantiques" ou "pour les siècles des siècles". En mathématique, ca se rattache, pour les plus grands des lecteurs, au produit scalaire, à la composition des fonctions, ou à un concept élevé au carré.

vendredi 25 septembre 2009

Crash

Deux rafales de la marine se crashent en méditerranée.

La bon sens populaire console souvent : "tant que ce n'est que du matériel... ce n'est pas si grave". Un seul mort pour deux avions de 60 millions d'euros chacun, ce ne serait pas si catastrophique, s'il ne pesait le salaire annuel de 5000 personnes au SMIC. L'homme ne vit pas seulement de pain mais il n'est pas totalement déconnecté des contingences matérielles...

dimanche 20 septembre 2009

Fote

2 informations côte à côte sur la page de Google Actualités :


samedi 19 septembre 2009

mardi 15 septembre 2009

Compteurs

Impressionnant :

Compteurs

lundi 14 septembre 2009

Grippe espagnole



Tant que l'on peut en rire...
Il y a juste 90 ans, la grippe espagnole enlevait les 3/4 de la famille de mon aïeul, père de mon père à son retour de l'enfer, heureux rescapé pour y avoir été blessé assez rapidement à une main. Ses trois soeurs de 17, 19 et 21 ans étaient très précisément enlevées par cette satanée grippe.
C'était en France, il y a déjà longtemps...

samedi 12 septembre 2009

Il est mort le Photographe




Willi Ronis est mort. Dans son objectif il voyait tout le temps ce Paris sublime, que je n'ai évidemment jamais réussi même à apercevoir.

jeudi 10 septembre 2009

Optimisme inquiétant

PARIS/WASHINGTON (Reuters) - Prise très au sérieux il y a un an, juste après la faillite de Lehman Brothers, la menace d'une nouvelle "Grande Dépression" comparable à celle des années 1930 semble aujourd'hui écartée, grâce aux interventions massives des Etats. Les prévisionnistes estiment que l'économie mondiale a déjà renoué avec la croissance après une récession qui devrait néanmoins rester dans les annales comme la pire depuis celle de 1929-1933, mais loin derrière celle-ci par son amplitude.
"La menace semble aujourd'hui écartée" : N'importe quoi ...
"grâce aux interventions massives des Etats" : N'importe quoi ...

Ils me font vraiment peur ces journalistes.

mardi 8 septembre 2009

On Point Radio

Lu sur le blog de Tom Ashbrook (cliquer sur le titre ci-dessus)

Tom:, your program is great, congratulations. The only thing is that,Still; I can’t believe that there are people that think that the terrorist attack on the Trade Center was done and engineered outside the U.S., they are wrong more half the world knows who did it, and who were involved in. So, I hope Pres. Obama bring the guilty to trial. So, Obama has done a great service to the Muslim and Jewish people. People in the U.S. should know that The U.S.A. send every year between 1.0 to 1.3 billions dollars annualy to Israel, so they can threaten Palestinians and keeping under siege. If (they)US do the same to Palestine, there will be a balance in armament. Regular Jewish people and Palestinians dont want to fight, but Governments want them to fight, specially those factories that belong to Americans like, Dick Cheney owner of the biggest producer of armaments, missiles, uniforms and one of the biggest contractors for Irak and a main pusher of tha war to Agfanistan and Irak. If you wants proof just watch the report and documentary called: “WHY WE FIGHT”, so about stupidity, Bush and Cheney are 20 to 50 times worst. So, you listeners read, travel to the Muslim countries, visit them here in the U.S. many muslims are wonderful and loving people, they are children of God like you, and you and me. Real Christians don’t kill 250,000 children under the age of 5 (Afgans and irakies) as collateral damage, except those christians leaders that go to church every Sunday and Not obey the commandements of God. “THOU SHALL NOT KILL*” (Exodus 20:13) Get informed first then judge. Tks. incarau.

Thou shalt not kill*
About Anti-war lobby

Trop intello pour moi

C'est le 11 septembre 2001 à New York, face au choc
des attentats, et donc au repli qui s'ensuivit, que Claude Grunitzky a eu l'idée
de ce livre : le transculturalisme, c'est échapper joyeusement aux barrières de l'identité fixe. C'est être à la fois soi-même et un autre. Richement illustré,
ce livre collectif rassemble des figures du Transculturalisme. Il tient à la
fois de l'essai (on y lit un texte de Patrick Weil sur le métissage en république), du " melting-pot " ethnique (de l'icône mannequin Noémie Lenoir au musicien Philip Glass en passant par la cinéaste Euzhan Palcy), de la réflexion sur l'enjeu majeur de nos sociétés urbaines et migratoires : être en exil chez soi. Des témoignages émouvants, drôles, couleurs de peaux frottées entre elles (dont un texte rythmé comme une danse sur l'Asie noire de Hong-Kong à la Chine continentale), allant du plus lointain au plus proche (comment une serveuse américaine se débrouille à Paris !) constituent un puzzle d'expériences rarement contées de l'intérieur.


Je suis très souvent interloqué par la tentative de la société de me présenter des choses comme désirables, en l'occurrence un Livre, alors qu'elles ne le sont pas du tout. Parfois j'ai même le sentiment que la démarche marketing est contreproductive car elle agit comme un repoussoir (un répulsif ?) :
"Echapper joyeusement aux barrières de l'identité fixe" C'est quoi ce délire ?
"L'enjeu majeur de nos sociétés : Etre en exil chez soi" C'est quoi cette insulte à tous les migrants ?

"comment une serveuse américaine se débrouille à Paris !" C'est quoi cette joyeuseté ridicule du point d'exclamation inutile ?

lundi 7 septembre 2009

De l'importance des langues étrangères

Egriselles-le-Bocage 1942

Egriselles le Bocage, Bourgogne, un village de 1000 âmes, comme la France en compte des milliers.
Mais tous les personnages du drame de l'Histoire de France y sont présents en 1942, Justes et Salauds :




L'auteur de ce texte, Claude Avram, est un médecin psychiatre de 70 ans.
Juif, il a été sauvé à l'âge de 4 ans par un couple d'Egriselles qui l'a recueilli et protégé jusqu'à la fin de la guerre, Suzanne et Alfred Abadir.

Suzanne et Alfred Abadir ont reçu en 2002 le titre de "Juste parmi les Nations".

Le nom du Maire (d'un village proche d'Egriselles) a été caviardé à la demande de l'auteur, qui souhaite que seul le nom des Justes soit aujourd'hui connu.

"[aux Justes] Je leur donne en ma maison, en mes remparts
la main et le nom, mieux que des fils et des filles
Je leur donne un nom de pérennité qui ne sera pas tranché."

(Isaïe 56,5).


Presse écrite ou orale ?

Le buraliste de l'hérault, soupconné d'être l'auteur des courriers de menace aux hommes politiques aurait dit :

Ils ont fait cette descente suite à l'expertise d'un graphologue parisien qui a trouvé des similitudes entre mon écriture et les adresses manuscrites sur les premières lettres. Cet expert n'a même pas vu que j'étais bègue.

Parfois je me demande si les journalistes relisent leur texte avant de pousser le bouton "Envoyer".

dimanche 6 septembre 2009

Salut Sim on t'aimait bien

Mort du comedien et humoriste francais Sim

merci
c'est au paradis maintenant que les grosses tétes vont avoir lieu.
sincéres condoléances et amitiés pour tout ce qui on partagait les joies et les peines dans c'est spectacles et émissions. merci l'artiste.

Plus émouvant que certains commentaires d'économiste, mais tout aussi bourré de fautes...

Ecrire Droit

Effet de Crise

En ce moment, en Suède, quand on dépose de l'argent à court terme (2 semaines) à la Riksbank, la Banque Centrale, non seulement on n'est pas rémunéré, ... mais on paye 1/4 de Pourcent.

C'est un effet de bord de la crise économique : Il y a des gens en Suède qui préfèrent payer pour qu'on leur garde leur agent, plutôt que de garder cet argent sur un compte courant non rémunéré, ou de le détenir sous forme de billets de banque.

C'est fou, et les économistes se demandaient si c'était matériellement possible : Un dépôt gratuit (à taux 0%) semblait la limite théorique.

On connaissait déjà le cas inverse : les "emprunts rémunérés", qui paraissaient déjà bien loufoques : Au Japon, dans les années 1990, on pouvait être payé pour emprunter de l'argent en Yens (notamment parce que le Yen courrait un risque important de dévaluation par rapport au dollar).

Voici maintenant les "dépôts payants".

Cette crise est vraiment en train de secouer nos temples d'argent, et c'est tant mieux.

mercredi 2 septembre 2009

12h00, 1er Mercredi du Mois

Mon Dieu, de grâce
Faites pour notre pays
que les sirènes n'y sonnent qu'à Midi

le premier mercredi de chaque mois
jusqu'à la fin des temps.

mardi 1 septembre 2009

Russian mic-mac

Voici un mail que je reçois de "Bella" :

Hello my new friend!
I hope that our correspondence will be nice for each of us!
It`s first time for me when I decided to meet with the man through the Internet.
May be you will have a question why I do so. I was disappointed in Russian men. I think most of them very false and deceptive. But I belive that everyone of us make its happiness yourself. I belive that one day I meet my love and I`ll love him forever.
Now I want to tell you about myself. My name is Bela, me 29 year.
Where do you live?
I was born in town Samara, Russia
and I live here all my life! It`s very nice provincial town.
It is the big and beautiful city. I have never been abroad.
And I even never been in other town of Russia. I want to travel and learn interesting things and parts of country and all world.
And do you like travelling? Hope you understand my English. It`s not my native language. I learnt it in the school and University and now I learn it myself at home! At University I studied Economy and I have the diploma of Economist. But in our town it`s very difficult to find a good job and I work as the seller cd disks. I like my work and I do it with pleasure. Where do you work? Do you like your work? I work five days in week. On Saturday and Sunday I do work at home, go for a walk, cook, read books and have a rest. Do you have hobby?
Oh, I forgot about time, I don`t have computer at my home and I write you from Internet Cafe. Tomorrow I`ll come to check my e-mail again. I hope to see letter from you soon!!!
Please reply only to my personal e-mail: Bellise09@yahoo.com
P. S. Do you like my photo? Please send me your photos, I`ll be very glad to get them!


Méfiez-vous comme de la peste de ces messages, bourrés de fautes, qui arrivent par une adresse squattée, et qui vous redirigent vers une autre.
J'aime beaucoup la faute "to meet with the man" : c'est un peu comme "aller au taureau".

Une seule règle : Votre maman vous a dit de ne jamais parler à des inconnus.

mardi 25 août 2009

Paris libre

Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l'émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains.
Non ! Nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée.
Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.

Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !

Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. [...]

Général de Gaulle, Paris, Hôtel de Ville, 25 Août 1944.

lundi 24 août 2009

Saint Barthelemy

24 Août 1572.
Le tocsin sonne à l'oratoire du Louvre repris en écho à Saint Germain l'Auxerrois.
Signal d'un massacre dont la France a le secret.
Et tous ces gens partageaient le Notre Père.

jeudi 20 août 2009

Vote

Je salue le courage extraordinaire des Afghans, dont 50% sont allés voter, alors qu'ils sont menaçés de mort pour l'avoir fait, et qu'ils porteront plusieurs jours à l'index l'encre indélébile qui les désigne aux fanatiques.
Il fallait entendre cette femme afghane, médecin de profession, qui parle français comme moi, et qui explique que le vote c'est le fondement de la démocratie.
Immense respect.

Chez nous, 50% c'est devenu un taux de participation record dans n'importe quelle élection.
Immense honte.

lundi 17 août 2009

Dame au Géranium (II)




J'ai croisé la Dame au Geranium lors de sa promenade véspérale, à l'approche des jours de la Libération de Paris. Je suis sûr qu'elle faisait déjà cette même promenade (Boulevard Saint Germain, Quai d'Orsay, Pont Alexandre III, port des Champs Elysées, Pont de la Concorde) en 1944 avec son fiancé.
Une vie entre deux ponts ...




Vendôme

Ce qui me désole un peu, c'est qu'on n'a plus les moyens aujourd'hui de construire tant de beauté :

dimanche 16 août 2009

La demoiselle de Lesconil


Combien de temps encore les marins pêcheurs du petit port de Lesconil tireront sur ce nœud du fond de chalut ? Combien de temps encore la demoiselle de Lesconil (la langoustine) viendra-t-elle enchanter nos papilles ? L' Atlantique Nord se réchauffe actuellement à la cadence de 2°C en 10 ans et on craint beaucoup plus pour la décennie prochaine. Les marins bretons remontent de plus en plus souvent des espèces méditerranéennes dans leurs filets de fond. La pêche hauturière se fait déjà le plus souvent au large de l'Irlande...

Manolos de Lycovrissi

Quand il fait très chaud, que l’on ne peut passer près d’un mur de pierres sèches sans recevoir une bouffée de chaleur bien après que le soleil est tombé, alors parfois, je pense à Kazantzakis, de manière fulgurante et confuse.

Je revois Manolos, le berger de Lycovrissi, cette immense figure christique, mais comme le livre ne lui a pas donné d’image à rappeler de ma mémoire, sans doute par respect du principe biblique "tu ne feras pas d'images", je lui donne les traits d’Anthony Quinn, dans Zorba. Peu importe, tous deux incarnent si bien la Crête merveilleuse.

Je recommande à tous les jeunes de lire « Le Christ recrucifié », ca vaut tous les voyages initiatiques.

Clotilde Reiss

Je souhaite vraiment que la pauvre fille puisse rentrer en France, si l'autre option pour elle, c'est de passer 10 ans dans les geôles iraniennes.

Mais ne nous voilons pas la face, comme le font Clotilde réellement, et notre Ministre des Affaires Etrangères, symboliquement : La brave Clotilde émarge aux Services Secrets français, et s'est faite piquer par la police iranienne.

En d'autres temps, et d'autres moeurs, elle aurait simplement "disparu". C'est déjà un progrès qu'elle ait droit à un procès.

Vous en connaissez beaucoup vous des gentils universitaires qui font des rapports écrits à l'Ifri (Institut français de Recherche en Iran) sur les soulèvements dans ce pays, et des rapports au CEA (Centre de l'Energie Atomique) sur le nucléaire Iranien ?
Ces éléments sont admis par elle, et par les organismes en question, et n'ont pas été extorqués par les sbires Iraniens. Son maître de stage à l'IEP Lille explique ainsi benoîtement "C'était un stage d'observation, on a profité du fait qu'elle parlait Farsi".

Oui oui ...

Espérons que le prix à payer à l'Iran pour la France dans cette transaction ne soit pas trop élevé.

Le monstre dans la Seine

J'ai pu le prendre en photo quand il passait sous la passerelle des Arts :



SU-27

Je lis dans la presse :

Russie: 2 chasseurs se percutent en vol
Deux chasseurs Su-27 de l'armée russe sont entrés en collision dimanche lors d'un vol d'entraînement près de Moscou, selon des agences de presse russes.
"L'un des trois pilotes est mort dans la catastrophe", a déclaré dimanche Vladimir Drik, porte-parole des forces aériennes russes.

Sauf que le
Soukhoi-27 est un avion monoplace …
Trop forts les Russes ...

vendredi 14 août 2009

5ème Génie 1914

Internet c'est magique, et la France c'est bourré d'experts.

Voyez cette question que j'ai posée à des experts de la guerre de 14-18 :

Vous apprécierez la précision de la réponse de l'expert du sujet, 10 minutes après.

Il aurait fallu passer des après-midi entiers dans la poussière du château de Vincennes, aux Archives Militaires, pour acquérir cette information ...

Et la découverte que j'ai faite à cette occasion.

Ce qui est stupéfiant, c'est de comparer ce niveau de service avec le niveau de service d'un mail qui aurait été envoyé au service consommateurs d'une grande entreprise : Le jour et la nuit, le boulot et la passion.

Burqa


J'aime beaucoup la lettre d'Elisabeth Badinter à celles qui ont choisi de porter la burqa en France, même s'il faut bien comprendre que depuis Belle-Ile en Mer, on a du mal à comprendre et accepter certaines frustations...


"Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l'un, pachtoune (Afghanistan/Pakistan) pour l'autre, allez-vous continuer à cacher l'intégralité de votre visage ? Ainsi dissimulée au regard d'autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu'à la connivence d'un sourire ? Dans une démocratie moderne, où l'on tente d'instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n'est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres. Alors je m'interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble, ce qui fait tant souffrir nombre de femmes là-bas ? En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Sub version, provocation ou ignorance, le scandale est moins l'offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos soeurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C'est aujourd'hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer. Elles ne le peuvent pas... Pensez-y."


Elisabeth Badinter
Le Nouvel Observateur


Le tort de la burqa

Djibla

59 000 Euros

Tout le monde s’indigne et s’agite sans grand effet quand 17 000 banquiers de la BNP vont se partager 1 000 000 000 d’Euros.
Cette somme représente 59 000 euros de bonus par personne concernée en moyenne, qui vient en sus de leur salaire annuel, par ailleurs fort raisonnable.

Je n’arrive pas à me faire une opinion, même indignée, sur le sujet.

Première question sans réponse : La société française est-elle légitime à se saisir, a fortiori de manière juridique, d’une question privée entre une entreprise et ses salariés ?
L’argent en question est légalement et légitimement gagné, si l’on admet que l’activité bancaire est légale et légitime, et tant l’entreprise que ses traders vont payer charges et impôts sur les sommes en question. De plus, la population des traders étant de nature flambeuse, l’argent va sans doute être réinvesti très rapidement dans l’économie, sous forme de dépenses somptueuses et somptuaires, et de TVA.

Deuxième question sans réponse : Peut-on concrètement empêcher cette situation ?
L’activité de marché financier en question est susceptible de se délocaliser de Paris à Londres, Frankfurt ou New York du jour au lendemain. Réellement, sans préavis, et sans contraintes. Les équipes, les systèmes, les téléphones existent, et c’est immédiat. D’où une surenchère des états pour attirer et garder ces activités très « impôtgènes ». L’exemple le plus frappant est le Royaume Uni : La City de Londres représente 20% du PIB d’un pays en voie de désindustrialisation avancée. A ce niveau là, sur une activité aussi volatile, on ne prend pas de risques.

Troisième question sans réponse : Peut-on promouvoir un autre mode d’organisation de la fonction financière, sans la débauche d’argent ?
Une banque ne crée pas de valeur, même si de manière comptable, on mesure sa «valeur ajoutée ». Une banque est un prestataire de service qui vit au dépens de l’industrie.
Ce prestataire a pour fonction première de huiler les flux d’argent, pour qu’ils s’investissent au mieux dans les entreprises. Mais les entreprises restent les seules productrices de valeur ajoutée, dont les banques prélèvent une part importante. Mon simple compte en banque me coûte 12 euros par mois, alors que je laisse mon argent gratuitement à disposition de la banque qui le place.
Les activités de marché sont par exemple mathématiquement un jeu à somme nulle, voire négative : Les gains d’un acteur donné sont mathématiquement compensés par des pertes symétriques d’un autre acteur, celui qui s’est placé en contrepartie dans la transaction (Cette contrepartie perdante versera quand même d’ailleurs des bonus à peine moindres à ses traders).
In fine, on se rend compte que la seule explication, et qui n’est aucunement une justification, pour dériver des sommes impensables vers les traders, c’est qu’elles ne représentent qu’une petite partie des sommes totales dans lesquelles ces acteurs baignent. Une petite dérivation sur un flot immense.
Pour mémoire, Jérôme Kerviel a réussi à placer (soit disant à l’insu de sa hiérarchie) l’équivalent du PIB du Maroc (50 Milliards d’Euros). Dans de telles circonstances, qu’il prélève 39 000 Euros sur ce flux, qui le verra ? ou plutôt qui le verrat ?
C’est un comble que l’activité humaine qui paye le mieux soit une activité qui ne produise rien …

D’un autre côté, dans cette même société, les joueurs de golf sont payés des millions pour pousser une balle dans un trou avec un bâton, alors …

Encore une fois, la réponse est une question de morale individuelle. Le jour où les banquiers auront la morale d’un Sigmund Warburg, les industriels le courage moral d’un François Michelin, et les politiques la droiture morale d’un Charles de Gaulle, la question ne se posera plus.

jeudi 13 août 2009

Lumière


Les parisiens sont partis en laissant toutes les lumières allumées.


mardi 11 août 2009

Guerre des Gangs

Je lis dans la presse à propos de la guerre des gangs à Marseille :

[…] Les deux hommes visés, criblés de balles, sont décédés malgré leur prise en charge sur place par les marins-pompiers. […] L'autopsie des deux victimes est prévue lundi à l'institut médico-légal de la Timone.

On peut peut-être économiser un peu d’argent à la Sécu ?

L'énigme du Numéro

Saurez-vous répondre à l'Enigme du Numéro, que j'ai posée sur le blog de notre maison ?

Evidemment, pour les lectrices de N'autre Monde qui ont le titre envié d'Archiviste en Chef de la Ville de Paris, c'est trop facile ...

vendredi 7 août 2009

Steve Jobs

Salut les jeunes, pratiquez un peu votre anglais en regardant cette conférence d'un des chefs d'entreprise les plus impressionnants :

samedi 1 août 2009

Lapsus scriptae

Un ami m'annonce la naissance de son fils, en faisant un merveilleux lapsus :
La maman et le bébé se porte à merveille

jeudi 30 juillet 2009

The Born Identity

The Daily Show With Jon StewartMon - Thurs 11p / 10c
The Born Identity
www.thedailyshow.com
Daily Show
Full Episodes
Political HumorJoke of the Day


Un show à la télévision américaine sur la polémique du lieu de naissance du Président Obama. Hilarant.

mercredi 29 juillet 2009

Marketing




Je lis dans la presse : « Portée par le renouvellement régulier des produits proposés et une météo clémente, la consommation de glaces en France a résisté à la crise et même progressé au premier semestre. »

Il ya dans cette information journaleuse, qui mixte en une phrase le phénomène constaté (l'augmentation de la consommation de glace) et son explication (météo clémente et "nouveauté"), toute la vérité et toute la fausseté de notre société.

On peut déjà être agacé par cette presse qui s'empresse de me donner l'explication des phénomènes qu'elle rapporte. J'aime Le Monde parce que ses journalistes font encore la différence entre le fait et la proposition d'explication qu'ils en donnent.

Mais là en l'occurrence, l'explication donnée au phénomène est fausse. Désespérément fausse.

Oui effectivement la chaleur de Juillet m’a encouragé à consommer des glaces.
Je pense par exemple à un excellent cornet Caramel au Beurre Salé, au sortir d’un concert Mozart à la Sainte Chapelle, sous le ciel étoilé, évidemment chez Berthillon dans l'Ile Saint Louis.
La météo clémente pousse à la consommation de glaces, comme la froidure de l’hiver pousse à la consommation de chocolat chaud de chez Angelina.
Oui l’homme a besoin d’adapter son mode de vie à son environnement : vêture adapté à la froidure ou à la chaleur, alimentation rafraichissante ou calorique selon la météo. L’homme de Neandertal déjà devait expérimenter cette vérité.


Mais Non, le « renouvellement régulier des produits proposés » n’est pas de nature à me faire consommer plus.
Non, non et non !
Le brave journaleux a repris sans réfléchir l’affirmation péremptoire d’un brave marketeux de chez Unilever ou de chez Thiriet, qui justifie à chaque occasion qu’on lui donne sa propre existence : Moi homme du Marketing, je crois, et je veux vous faire croire que la nouveauté que je crée est une raison suffisante pour vous de consommer.


Je pense vraiment que ce sera un des impacts positifs de cette crise violente qui nous frappe : Nous allons arrêter de nous leurrer collectivement sur l’utilité de certains travaux effectués dans notre société : Les marketeux qui justifient leur existence par la nouveauté récurrente de produits ridicules, ne servent à rien, pas plus les banquiers fous qui justifient leur existence par la complexité qu’ils inventent et qui finit par leur échapper.

Ils valent encore moins que Sisyphe, dûment punis, qui au moins ne cherchait pas à convaincre ses semblables que monter et descendre son rocher puis recommencer, avait un sens.

lundi 27 juillet 2009

Rendez-vous à Samarcande



Le Pasteur de l'Oratoire de Louvre a repris dans son prêche de Dimanche matin, très éclectique, cette magnifique histoire de http://www.lucien-baumann.fr/, que j'ai lue autrefois, illustrée par Tomi Ungerer :

Le Grand Vizir de Taschkent, terrorisé, vint un jour trouver le Calife et lui demanda affolé : Maître, autorise-moi à partir tout de suite, je dois me réfugier à Samarcande.

Le Calife lui demanda alors : Quelle est donc la cause de cette urgence ?

Le Grand Vizir répondit : J'étais au marché ce matin, et j'y ai croisé la Mort, grande, maigre, le cou recouvert d'un voile (je ne connais pas cette représentation, il y a sans doute là-dedans un contenu culturel protestant qui m'échappe). Elle a tendu le bras vers moi. Je dois fuir, afin qu'elle ne me retrouve pas. Je dois être à Samarcande avant ce soir.

Et il partit au triple galop. Chacun sait qu'il ne faut pas lambiner pour atteindre Samarcande avant la nuit, mais il réussit quand même à donner un sens nouveau à l'expression "avoir la Mort aux trousses".

Le Calife, interloqué, se rendit à son tour au marché, et croisa effectivement la Mort, au détour d'une allée du marché aux épices, et lui fit grief d'ainsi effrayer son serviteur.

La Mort lui affirma qu'elle n'avait aucune l'intention d'effrayer le Grand Vizir :
"Je l'ai vu et j'ai juste levé le bras de surprise, car je ne m'attendais pas à le voir là,
car j'ai rendez-vous avec lui ce soir à Samarcande."

Magnifique aphorisme et je cite Lucien Baumann :
A qui bon ce départ lointain, puisqu'il faut que la Faux l'attende, cette nuit ou alors demain, au rendez-vous de Samarcande.

mercredi 22 juillet 2009

Le tort de la Burka


(Photo AFP)


Pour information, la lettre que j'ai envoyée à la Présidente de Ni Putes Ni Soumises au sujet de la Burka :


Message à Madame le Présidente de NPNS,

Bonjour Madame Habchi,

Je me permets de vous livrer mon sentiment sur la rencontre de plus en plus fréquente de porteuses de burka en France. Par naïveté, ou pour ne pas me poser de question, je croyais que le tourisme se développait en Afghanistan ou au Qatar, et que de plus en plus de femmes de ces pays venaient faire leurs courses dans nos Franprix vêtues de leur costume traditionnel.

L'interdiction éventuelle du port du voile était un sujet difficile à traiter politiquement en France, et ce pour plusieurs raisons :

- C'- C'est une recommandation de toutes les religions (musulmane, chrétienne, juive) de se couvrir la tête pour les hommes et les femmes, par respect devant la Divinité. Cette injonction divine doit être respectée dans une république laïque.

- L- La liberté individuelle dans l'espace publique français n'a rien à redire au port d'un couvre-chef : Les catholiques femmes portaient encore un foulard à la sortie de la guerre, et les hommes un chapeau, les Juifs mâles portent la Kippa, et certaines de leurs femmes une perruque.

- Enfin l'ovale du visage d'une femme est toujours mis en valeur par un foulard, et ses yeux parfois incroyablement magnifiés.

Pour ce qui est de la Burka, la difficulté politique n'existe pas :

- Couvrir une femme des pieds à la tête n'est pas une demande du Coran

- La « liberté individuelle », pour ceux qui invoqueraient le terme, est abusive : Il faut avancer à visage découvert dans l'espace publique français pour des raisons de sécurité collective évidentes.

- C'est une incroyable insulte par un mari envers la femme qu'il est censé protéger et chérir. Il ferait mieux de l'aider à se mettre en valeur, je la regarderai alors avec admiration mais sans concupiscence.

Je suis évidemment convaincu de ne rien dire d'original ici, mais mon avis est important car je me sais parfaitement quelconque au sens de la catégorie sociologique à laquelle j'appartiens : celle des hommes catholiques de 40 ans.

J'ai toute confiance que vous allez gagner votre combat, vous le devez à vos sœurs résidentes en France et oppressées, même sans le savoir, par des maris et frères attardés.

Dans l'attente, veuillez agréer, Madame, l'expression de mes salutations très respectueuses.


Eclipse

http://www.youtube.com/watch?v=zEh7Z9zPlqY&feature=player_embedded

Quelqu'un peut-il m'expliquer par quel miracle extraordinaire le Soleil et la Lune, qui ont des tailles réelles très différentes, et qui sont à des distances très différentes de la Terre, ont une taille relative IDENTIQUE pour un observateur terrien (avec une précision à la 3ème décimale je crois) ?

Les éclipses auraient lieu de la même manière si ce n'était pas le cas, mais elles seraient tellement moins impressionnantes ...

Hasard improbable ?
Miracle extraordinaire ?

Explication logique ?
Volonté divine ?

mercredi 15 juillet 2009

Djibla


Les filles parlent, rient pour rien, échangent des piapias existentiels... Il paraît même que pour les femmes il est primordial d'avoir des copines, parce que un homme c'est bien, mais ce n'est pas pareil.

Forces Spéciales


Pour la première fois, les troupes des Forces Spéciales étaient présentes au 14 Juillet.
On ne peut s'empêcher un petit frisson d'adrénaline à approcher ces hommes particuliers, le visage fermé, lunettes noires, pas d'insignes, un matériel militaire et technologique de folie, .

Je regardai cet homme, mais ne lui ai posé aucune question.

mardi 14 juillet 2009

Ambiguité de l'Armée

Je suis un fanatique de l'armée française (probablement parce que j'ai échappé au service militaire) mais quelquefois, l'ambiguité de l'armée saute aux yeux ...

Petite bavure un 14 Juillet

Non Madame, je n'ai pas vu votre fils ...

Surfait

TOTAL: les prix du pétrole ont terminé en baisse lundi à New York, toujours sous les 60 dollars, dans un marché inquiet pour la consommation d'or noir, seulement un an après que les prix eurent atteint des sommets historiques.

"Après que les prix ont atteint" : C'est amplement suffisant.
"Après que" plus Indicatif, mais "Avant que" plus subjonctif.

lundi 13 juillet 2009

Alambiqué

Lu dans la presse financière (avec les fautes) :

"Traditionnellement silencieuse, ceux-ci pourraient sortir de leurs ornières et mettre le gouvernement au pied du mur, en mettant le sujet des retraites sous les feux de la rampe."

Ridicule ...

dimanche 12 juillet 2009

Emotion électrique



J'ai récupéré dans une démolition une boîte à fusibles de la CPDE, la Compagnie Parisienne de Distribution d'Electricité.
La CPDE a assuré ses fonctions dans Paris de 1913 à 1946, date de la nationalisation de la production d'électricité en France. Cette boîte à fusibles est en fonte, je pense, pèse le poids d'un âne mort, et contient encore ses isolants de porcelaine. Une merveille.

A cette époque, le courant dans le quartier était de l'alternatif 110 Volts monophasé et 42 Hertz (certains quartiers de Paris étaient même alimentés en continu).
Et c'est entre 1925 et 1928 que l'on est passé en 50 Hertz, puis en 1960 que l'on est passé au tri-phasé 220 V.

Je l'ai réinstallée, après nettoyage, sur son mur d'origine.

Je suis très ému devant ce témoin de mon passé parisien, qui a connu 2 guerres, et auquel mon grand-père et ma grand-mère sont sans doute descendus maintes fois pour changer les fusibles après un orage (pas cette boite là spécifiquement, mais une de ses sœurs évidemment).

Source Historique : MEGE - Mémoire de l'Electricité, du Gaz et de l'éclairage Public à Paris http://mege-paris.metawiki.com/histoire1