mercredi 20 septembre 2017

Ce qu'en dit Al Azhar

وفي الأسبوع الماضي أعلن شيخ الأزهر، أقدم مؤسسة للتعليم العالي في العالم الإسلامي، أن الإرهاب مرض وأن الإسلام يُحرِّم قتل المدنيين الأبرياء.

La semaine dernière, le cheikh de l'Université d'Al-Azhar, l'institution d'enseignement supérieur islamique la plus ancienne du monde, a déclaré que le terrorisme était une maladie et que l'Islam interdisait de tuer des civils innocents.

ايه الكذب ده سيدنا الشيخ

C'est notre maître, le cheik.


La vidéo à ne surtout pas regarder

Je suis sûr que cette vidéo de neuro-chirurgie plaira beaucoup à certaines lectrices de N'Autre Monde.

Mais moi, c'est non ... forever.






Le bourdon et la coquille


En typographie, une erreur de composition dans un article de journal s'appelle un "bourdon", quand dans le langage populaire, on parle plutôt de "coquille".

Et ce « bourdon », ce n’est pas l’insecte, mais le bâton (bourdon) du pèlerin de Saint Jacques de Compostelle.

Le mot « bourdon » nous a aussi donné « la bourde » en argot.

Quel rapport, me direz-vous, entre une « bourde » dans un article de journal, et le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle ?

C’est simple, les typographes craignaient toujours d’oublier le « q » en composant le mot « coquille ».

Magnifique la langue française …


1910 : Déjà la modernité

Cet article de Retronews, sur le problème du chômage dans la société industrielle de 1910, est à lire.

En attendant, et pour longtemps, il y aura des chômeurs.  […] Tantôt, c’est le métier qui meurt : c’est une des tares du Progrès, et qui suffirait à m’empêcher d’en faire ma Divinité ; il broie des métiers, et, avec des métiers, les hommes, sous son passage triomphal.
Le jour où la linotype, cette merveilleuse machine à composer, entre dans une imprimerie, elle croise plusieurs « typos » qui en sortent et n’y rentreront plus.

Etonnant comment ces tares toujours présentes aujourd'hui, sont déjà identifiées comme causes du phénomène :

  • L'automatisation apportée par les linotypes
  • les crises répétitives
  • la mondialisation
  • le harcèlement au travail
  • les échecs des bourses du travail (ANPE de l'époque)




vendredi 15 septembre 2017

Hermes

Je lis dans la presse ce matin :
Hermès va commercialiser des skateboards à 3 000 dollars.


N'importe quoi.

mercredi 13 septembre 2017

BlockChain

Pour comprendre le BlockChain , il faut regarder cette TED.
Claire, nette et précise, et pas de baratin technique.


En 18 minutes, vous allez exercer votre anglais et comprendre les 5 transformations flagrantes qui vont se produire nécessairement, toutes autour de la désintermédiation :




Passionnant !

mardi 12 septembre 2017

Pour Göttingen

J'ai réentendu la chanson de Barbara, "Göttingen", qui est belle à mourir (et Barbara, et la chanson) :

Faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j'aime
A Göttingen, à Göttingen.

Et lorsque sonnerait l'alarme
S'il fallait reprendre les armes
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.








Le gant du rav

Le Rabbin nous a raconté hier soir, à la synagogue de la rue Basfroi, une très belle histoire survenue à un vieux rav russe dans une gare de chemin de fer (Rabbin russe dont j'ai oublié le nom) probablement au XIXème siècle.

Le rav, qui partait en voyage, saluait de sa main gantée (c'était lors d'un hiver russe, confère Dostoïevski) des amis restés sur le quai, venus lui souhaiter bon voyage.

Quand soudain, il perdit son gant, par la fenêtre ouverte du wagon de chemin de fer.

Là le rabbin eut sans doute un instant d'hésitation, l'histoire ne le dit pas.
Mais même un vieux sage de rabbin russe est certainement complètement vénère, ne serait-ce qu'un instant, à l'idée de perdre son gant lors d'un hiver russe.

Mais il eut au final un geste magnifique :  Il jeta son autre gant, par la fenêtre, sur le quai, très vite.

Partant du principe que son premier gant ne serait d'aucune utilité à la personne qui le ramasserait, sauf à trouver également le second.


vendredi 8 septembre 2017

Baïkonour



Je posais hier la question à mon fils de savoir si Baïkonour se trouvait au Kazakhstan, en Azerbaïdjan ou en Ouzbékistan. En réalité, il ne connaissait même pas le nom de Baïkonour. Il connait par contre très bien Thomas Pesquet, notre spationaute national, parti pourtant de cette vieille base soviétique. Cela m'a donc inspiré de lui rappeler cette vieille chanson de Julos Beaucarne :

Au départ de vos cosmodromes
Quand le décompte arrive
À zéro, la machine gronde
Dans la flèche, accrochez-vous bien

Propulsés dans tous les espaces
Pincement au cœur, le retour
Mais les univers d'en face
Vous attendent au bout des détours

Voyageurs hors la boule ronde
Cosmonautes, à vos astronefs
De là-haut, vous voyez le monde
Les monts, les rivières, les reliefs

Apercevez-vous l'homme, la femme
L'enfant, le berceau, le cheval ?
Parfois rencontrez-vous une âme
Errante en un point de l'astral ?

Ô vous les embrasseurs d'étoiles
Près de Mars, du Cassiopée
Quand les galaxies se déploient
Avez-vous un frisson sacré ?

Quand la voix de la bien-aimée
De Baïkonour, douce vous parvient
Dans le rétroviseur des années
Que pensez-vous du genre humain ?

Parmi vous, il en est qui se perdent
Quand le module ne sait plus bien
Vers quel Nord il faut que l'on erre
Les boussoles, là, ne servent à rien

Vos veuves jettent des gerbes
Dans l'air au jour de Toussaint
Parfois elles croient vous reconnaître
Dans les astres qui clignotent au loin

Si vous revenez sur la Terre
Vous avez changé de peau
Escarmouches, bombes et guerres
Vous semblent coups d'épée dans l'eau

Étonnés de nous voir si vite
Nous jeter dans des bras de mort
Vous rêvez d'un retour sur orbite
Au zénith, là-haut, dehors

video

jeudi 7 septembre 2017

IN versus IA

Je faisais une recherche d'archives concernant une possible adresse de résidence de ma famille dans les années 1889. Cette recherche était motivée par la découverte inopinée de papiers militaires de l'oncle Charles Léon, né en 1869, qui affirmait être résident de Joinville (Haute Marne) en 1889 lors de son recrutement militaire :



N'ayant pas trouvé la famille dans la commune de Joinville même, j'avais besoin d'une liste des communes avoisinant la ville de Joinville, l'oncle ayant pu être imprécis au moment de son incorporation.

Je pris donc une vue Google Map autour de ce Joinville :


Et griffonnai rapidement une liste des communes trouvées sur cette carte :


Et je réalisai soudain un truc extraordinaire :

Sans y penser le moins du monde, j'avais classé par ordre alphabétique (décroissant) les 6 communes en question ...

Ya que moi dont le cerveau est capable de tels prodiges ?

Vous noterez que la probabilité de les avoir dans l'ordre par hasard est de 1 sur 720.

Inutile de me faire l'objection (blessante) que les 6 communes en question sont presque déjà par ordre alphabétique décroissant sur la carte lue du nord au sud.




samedi 2 septembre 2017

Le jardinier et le paysagiste

J'ai compris brutalement, durant ma petite sieste postprandiale, la chute d'un fabliau moderne un peu triste, à base de robots, de jardiniers et de paysagistes.

Le problème était posé par un journaliste de France-Culture, qui tentait de nous rassurer sur les impacts "pas si destructifs" de la robotique.

Le journaliste prenait l'exemple de ces petits robots tondeurs de gazon, qui ont rendu inutiles les jardiniers chargés de les pousser depuis qu'ils ont appris (les robots, pas les jardiniers) à se diriger seuls sur le terrain à entretenir.

Toute l'évolution de la technologie, et son impact sur la main d'oeuvre humaine, sont parfaitement résumés dans l'allégorie choisie par le journaliste :

A l'origine, beaucoup d'hommes, chacun doté d'une faux, étaient nécessaires pour entretenir une prairie.

Quand on a appliqué le moteur thermique à faire des faux mécanisées, cela nous a donné la tondeuse. Il y fallait encore un jardinier pour deux fonctions liées :
  • pousser la tondeuse sur la prairie, et
  • la guider dans le cheminement optimal pour en minimiser la consommation de pétrole.
Rémission temporaire pour l'intelligence humaine.


Puis la fonction du jardinier s'est encore réduite à seulement "guider" : pousser était devenu inutile, la tondeuse devenant autotractée. L'homme, libéré de la pénibilité physique, se concentrait sur sa compétence unique : analyser, réfléchir, décider.


Last chance.

Qui n'a pas duré.

Les informaticiens sont intervenus (très peu de temps) pour doter la tondeuse de GPS et d'"IA", d'intelligence artificielle. Et depuis peu, la tondeuse se guide elle-même en ayant mémorisé les limites du terrain à tondre, ainsi que les endroits où elle est déjà passée.


Le journaliste de France-Culture fait ce constat malheureux :
Plus besoin de jardiniers.


Mais il en évoque tout de suite la solution toute trouvée pour nos jeunes :

Si nous n'avons plus besoin de jardiniers, montons donc en compétences : formons nos jeunes à être des paysagistes !
C'est là clairement une fonction, paysagiste, dont le robot ne saura nous dépouiller !

Certes !


Mais cette situation pose un nombre de question importantes à la société dans son ensemble :
  • Combien de paysagistes seront requis demain, en comparaison du nombre de jardiniers disparus ? A Versailles, il y avait un seul Lenôtre paysagiste pour 1000 jardiniers au travail.
  • L'Education Nationale va être débordée par cette nouvelle mission que lui donne soudainement son Ministre :  Former des cohortes de paysagistes.
  • Et comment garantir la paix sociale, en tant que société civile, quand il s'agira d'attribuer un seul poste de paysagiste à Versailles, et envoyer 1000 jeunes paysagistes, tous juste émoulus de l'école du Breuil, à l'ANPE?
  • Pour une part la société civile va employer plus de paysagistes, dont les prix seront de toutes façons bradés. Disons 5 paysagistes au lieu de 1 seul.
  • D'autant qu'il n'y a plus de jardiniers, tous les jeunes sont formés en paysagistes. Du coup tous ceux qui ne trouvent à s'employer que comme jardiniers sont frustrés dans leur travail, étant surqualifiés ...
  • Et ces jeunes paysagistes, devrons-nous les considérer comme fainéants si ils ne parviennent pas à trouver du travail ?

Evénement ou Evènement ?

Un bonbon sur la langue ...


Skype se tire dans le pied

Skype m'annonce aujourd'hui fièrement :


Tous les messages n'ont pas besoin d'une réponse textuelle !

Vous pouvez maintenant répondre à vos amis avec de nouvelles réactions intégrées au message : Vote 💙    Rigole 😊    Pleurs 😢 .


Il vous suffit de cliquer sur l'icône de réaction en regard de n'importe quel message pour exprimer ce que vous en pensez.

C'est dingue !

Pourquoi promouvoir la forme la plus sommaire de réaction, au détriment d'une forme expressive avec des mots ?


La technologie comme encouragement de la pauvreté absolue des idées ...

Dans 3 mois, un marketer Skype trouvera intelligent de me proposer une réponse automatique au message reçu, sur la base d'une emoticon choisie aléatoirement.

Mais pas de doute que cette emoticon aura été choisie par une "IA", dotée des dernières capacités en "deep learning", qui aura su déterminer mon "mood" en exploitant les 10 dernières années de mes recherches Google.



vendredi 1 septembre 2017

Une vision technologique

Nathalie Balla, patronne de La Redoute, a esquissé sa vision pour les années à venir :
Mobile first, home assistant, data et intelligence artificielle mais aussi phygital

Si cette dame n'avait pas déjà redressé La Redoute en perdition, je me ferais clairement du souci devant un pareil paquet de bullshit.


mardi 29 août 2017

Mante religieuse

Voilà 15 ans que je n'avais pas vu de mante religieuse dans l'herbe. C'était dans l'Aveyron, et cette rencontre m'avait interloqué.

Et hier en Bourgogne, j'ai vu 2 mantes religieuses dans la même journée.


Révélateur, mais révélateur de quoi ?

D'un plus grande biodiversité dans nos campagnes ? J'aime à le croire.






samedi 26 août 2017

Le manuscrit de Sainte Eulalie

La bibliothèque municipale de la ville de Valenciennes conserve un manuscrit extraordinaire : Le manuscrit carolingien n°150.

Quelqu'un, un moine*, a griffonné en page 141**, page qui avait été laissée initialement blanche, un poème chanté que l'on appelle la Cantilène de sainte Eulalie, en lien avec l'histoire d'Eulalie écrite en latin dans les pages qui précèdent.

Ce poème était destiné à être psalmodié, c'est à dire chanté sur un rythme grégorien. La musique non notée, en est oubliée aujourd'hui.


Ce graffiti, l'air de rien, représente le plus ancien texte littéraire en "langue romane" (le proto-français) que l'on a conservé.
Il remonte aux années 880 environ.

Et ce texte, malgré son incroyable ancienneté (1300 ans ...) en est curieusement extrêmement lisible :

Buona pulcella fut eulalia

Il faut aller le feuilleter sur le site de la bibliothèque de Valenciennes.






Notes :
* Non identifié, mais appelé "la main C", par référence à une main A et une main B, qui ont écrit le reste du texte.
** Verso du folio (feuille) 141 (sur 150) selon la numérotation portée sur le document. Mais page 282 en fait. Un folio présente 2 pages, une gauche et une droite. 




vendredi 25 août 2017

Des iles et des gouffres

Je revenais vers la rive gauche, mon velib s'était arrêté au passage clouté du petit bras, devant la place Saint Michel.

Du coin de l'œil, je vis ce petit garçon s'avancer sur le passage piétons.

Il était très jeune, 4 ou 5 ans, et il faisait des bonds disproportionnés, ce qui énervait sa mère, qui le tenait par la main.

Et je compris instantanément qu'il était comme moi, de ces enfants qui savent que les bandes blanches de caoutchouc sont des iles refuges, et qu'un gouffre insondable et menaçant s'ouvre dans le bitume, dès le bord de la bande blanche.

Arrivé au bord de celle-ci, il prenait son élan, en appui sur la main de sa mère, et bondissait à chaque fois d'une distance que ses 3 pieds de haut ne lui auraient pas permise.

Cela lui donnait cette allure maladroite, comme suspendu un instant au dessus du vide, avant de toucher terre à nouveau, dans la sécurité d'une île.

A l'abri temporaire dans le refuge au milieu de la chaussée (tout de peinture blanche), nos regards se sont croisés, et j'ai souri.

Il a alors su que je savais.

Aujourd'hui que j'ai grandi, il est plus facile pour moi de sautiller discrètement de bande blanche en bande blanche, sans empiéter absolument. J'évite ainsi facilement de tomber dans le gouffre que je sais là, béant sous nos pieds.



Paris libéré


lundi 14 août 2017

Blockchain et destruction de valeur

L'informatique est une technologie destructrice de valeur.

La mise en oeuvre à venir du Blockchain dans le monde financier en est la démonstration la plus récente.

On s'inquiète beaucoup dans les banques françaises, et spécifiquement dans les banques commerciales (dans les autres pays du monde également, j'imagine) de la mise en oeuvre du Blockchain, et de ses conséquences notamment sur le niveau d'emploi dans le secteur.

Le principe originel de fonctionnement d'une banque commerciale a toujours consisté à tenir un livre de compte, qui fait foi pour me dire le solde de mon propre argent : La banque enregistre les mouvements sur mon compte, calcule le solde afférent résultant de ces opérations, et tient l'information à ma disposition, de manière à la fois fiable et sécurisée (restreinte à moi exclusivement).

Accessoirement, la banque se sert elle-même dans ce compte pour sa rémunération. Elle est justifiée en cela à ses propres yeux, par le développement nécessaire continu de ses propres structures, qu'elle développe d'année en année, en arguant de toujours plus de sécurité nécessaire à mon bénéfice.
Pourquoi se faire mal ?

L'informatique, depuis les années 60, a transformé le livre de compte originel papier ("Book" ou "Ledger") en un ensemble d'enregistrements de base de données, mais sans remettre en cause ce principe de propriété exclusive de la banque sur l'information de mon compte.

Je me souviens avoir visité la banque Coutts à Londres au début des années 90 (c'était à l'époque la banque de sa Majesté), dans la quelle des opérateurs reportaient consciencieusement au stylo les opérations des clients sur de grands registres papier.
Concession à la modernité, la banque Coutts avait abandonné à l'époque déjà les plumes d'oie.

Il est clair que la mise en oeuvre des bases de données informatiques a déjà entrainé par le passé une destruction massive de valeur : Un compte ne m'est plus facturé aujourd'hui au prix que coutait un compte Coutts à l'époque des "books" papiers.
Mais cette destruction de valeur a été masquée, et largement compensée de toutes façons, par la diffusion massive de comptes bancaires a l'ensemble de la population. Ce qui a permis à la société française de passer :

  • d'une banque privée Coutts aux coûts exorbitants,
  • à une "Société Générale" ou à une "Banque Populaire", au coûts toujours trop élevés évidemment, mais néanmoins raisonnables.


Dans ce contexte, le Blockchain va une étape plus loin, et remet en cause le principe même de ces "Banques populaires". L'information est toujours sécurisée, mais :
  • non plus en étant stockée dans une base de données sur des moyens techniques propriété exclusive de la banque,
  • mais au contraire sécurisée par diffusion généralisée de l'information à tous les membres du réseau Blockchain. C'est cette diffusion généralisée qui permet la non-répudiation d'un débit ou d'un crédit, c'est à dire le fait de ne pouvoir nier ni l'existence ni l'exactitude de cette opération. Et donc la validation ipso-facto du solde du compte. 
Seule la dimension "confidentialité" (le fait que je ne souhaite pas, légitimement, que tout le monde connaisse le solde de mon compte) est laissée en responsabilité à la banque, qui gère cette question de manière applicative, en dehors du Blockchain stricto-sensu.

On pourrait évidemment estimer, après tout, que les banques adopteront cette nouvelle technologie du Blockchain comme elles ont adopté par le passé les bases de données. Quitte à me faire payer en tant qu'usager les coûts afférents à cette transformation fondamentale du système bancaire.

Mais ca ne va pas se passer comme ca ...

Le risque était patent déjà, que ce changement de génération technologique, par l'efficacité augmentée de fonctionnement qu'il permet, supprime des emplois dans le réseau des agences bancaires, et les syndicats ne s'y sont pas trompés.

Mais en fait le risque est encore beaucoup plus important qu'identifié initialement : Microsoft a annoncé hier que la connexion au Blockchain se résumerait à une simple API, qui plus est en Open Source, (ridiculement) baptisé "Coco framework". 

Regardez cette vidéo de présentation (sous-titrée), elle n'est pas plus technique que nécessaire :


L'intégration au Blockchain pour une banque commerciale va se réduire à un bricolage d'intégration d'API Coco. Un projet de quelques mois.hommes ...

Les banques commerciales sont mortes, elles ne le savent juste pas encore.

samedi 12 août 2017

Syndrôme du Panda

Cette photo publiée dans l'actualité et ma récente visite sur facebook d'une très ancienne connaissance, en première page ici, rencontrée lorsqu'il était étudiant en sciences économiques à Orléans, devenue patron de start-up à l'international, m'inspire à quel point on peut commencer tout petit et devenir très gros...


mercredi 9 août 2017

Borealopelta

Au moment où l'on décapite des vélociraptors dans un musée australien, un magnifique exemple de communication de la paléontologie du XXIe siècle : reconstitution interactive.

vendredi 4 août 2017

L'essence d'une nation

Ernest Renan a dit, il y a longtemps : 
L'essence d'une nation est que tous les individus aient un ensemble de souvenirs en commun, et que tous aient oublié bien des choses.


jeudi 3 août 2017

IA


Bill Gates, Elon Musk et Steve Hawking ont raison: L’Intelligence Artificielle représente un risque mortel pour la race humaine. C’est un fait (Même si ma propre conviction n’ajoute pas grand-chose à la leur).

J’identifie 2 dangers. Je dis intentionnellement « danger » et non « risque », un danger ayant le caractère quantifiable et mesurable d’un risque qui se matérialise :

1- Un danger certain à court-moyen terme : Le danger « aux limites ».
Ce premier danger sera gérable, mais par les solutions qui lui seront apportées, accélèrera le mouvement de la société vers le deuxième danger.

2- Un danger, à long terme + 1 milliseconde : L’auto-apprentissage.
Ce deuxième danger effacera la race humaine de la terre.

Mais commençons par définir l’IA, Intelligence artificielle.

AI : Définition



Sur instruction de l’Eternel, l’homme est sur la terre pour la gérer et pour l’organiser.
2 références bibliques définissent le rôle que l’homme doit jouer :
- Genèse 2 : 15 : L’Eternel établit l’homme dans le jardin d’Eden pour qu’il le travaille et le protège.
- Genèse 2 : 20 : L’Eternel amena les animaux devant l’homme pour qu’il les nomme (« nommer » à entendre au sens de « organiser, gérer »)

Depuis la nuit des temps, l’homme était responsable de ses décisions.
Et s’il blâmait souvent quelqu’un d’autre que lui pour ses manquements, ses fautes ou ses échecs, c’était en tout cas un autre être humain. 

Et puis l’homme au siècle dernier a appliqué son génie inventif à la création de l’informatique.
Pendant longtemps l’informatique ne fut pas qualifiable d’IA : les systèmes d’alors étaient destinés à calculer (Excel), échanger (Téléphonie, SnapChat) communiquer (Word), ils étaient des assistants ancillaires, facilitateurs de la décision, dont le processus et la responsabilité ultime restaient à l’homme.

Et puis l’informatique est devenue IA.

Une IA est un automatisme à forte composante informatique qui décide conjointement avec l’homme, ou même déjà à la place de l’homme, dans certaines circonstances.

En pratique, l’homme est dépossédé de la décision, même s’il en valide encore le principe, et ce malgré le fait qu’il a défini les règles d’élaboration de cette décision. En effet l’application de ces règles par l’IA a été fait à la vitesse informatique, c’est-à-dire beaucoup trop rapidement pour le pauvre cerveau humain.
Donc l’homme, à la fois par confiance et par négligence, au mieux confirme la décision prise par l’IA, au pire regarde celle-ci agir.

Sont aujourd’hui concernées les décisions simples, de type « automatismes industriels » :
- Stopper les ascenseurs et déverrouiller les portes de secours en cas d’incendie dans un immeuble
- Augmenter la production d’une centrale nucléaire en prévision du pic de 18h00 en Novembre.
- Affecter le blessé d’une ambulance dans un hôpital plutôt qu’un autre sur la base des disponibilités

Demain, les décisions se complexifieront, et toucheront d’avantage ma sécurité personnelle :
- Par exemple en faisant changer de file ma voiture à pilotage automatique pour fluidifier le trafic (noter que c’est moi qui ai défini la destination finale du trajet, mais confié à l’IA tout le déroulement).

Et comme l’intelligence développée dans les programmes est totalement réutilisable et augmente de manière concentrique, l’IA remontera rapidement la chaine de valeur des décisions dont elle aura la charge :
- Demain les drones militaires sauront mieux que le pilote humain distant, quand larguer ou pas le missile dont ils sont chargés.


Danger 1 : Le danger aux limites



Il y a un premier danger inhérent à cette situation de décision déléguée, c’est celui des limites.

Un système informatique est structurellement construit pour ne pas se dédouaner de la responsabilité du choix, même en cas de circonstance extrême, aux limites de fonctionnement.
Rien ne serait plus dangereux qu’une voiture dont l’IA déclarerait forfait sous prétexte que la chaussée est devenue trop glissante.
Et du coup, l’IA prendra une décision, quoi qu’il arrive, parce qu’elle est construite ainsi : Dans le cas simple d’une chaussée devenue trop glissante, la décision sera probablement de freiner fortement tout le trafic, voire de l’arrêter totalement, ce qui est une bonne décision.

Mais le danger réel de l’IA se manifestera quand les limites atteintes ne permettent plus de prendre « une bonne décision » mais obligent à prendre une décision « de moindre mal ».
Si la collision entre deux véhicules ayant glissé sur la chaussée est mécaniquement inévitable (la casse mécanique du freinage, certes beaucoup moins fréquente, restera néanmoins une cause d’accident), les IA des 2 véhicules concernés, prendront une décision de "moindre mal".

Et là est le danger, dans la rationalisation applicative du moindre mal aux limites : Après s’être concerté 1000 fois en 1 centième de seconde, les 2 IA décideront de jeter l’un des véhicules dans le ravin, afin d’éviter la collision nécessairement fatale.

Et là, horreur techniquement inévitable, le choix se portera sur la voiture qui embarque 1 personne âgée seule, plutôt que celle qui embarque un couple et leur 3 jeunes enfants.

A condition bien sûr qu’il ne soit pas possible aux personnes fortunées de changer la décision « de moindre mal », en payant pour acquérir une priorité applicative supérieure.
Ce dont le législateur devra évidemment s’assurer, après que la société civile se sera indignée de quelques scandales bien honteux.

Puis la société complexifiera les règles de fonctionnement des IA pour les faire se rapprocher le plus possible des choix moraux de l'homme, en gardant en ligne de mire l'auto-apprentissage de l'IA qui est par nature le processus le plus anthropomorphique.

Danger 2 : L’auto-apprentissage

Pour le moment, toute AI se cantonne strictement à dérouler les règles applicatives qui lui ont été inculquées. Pas plus, pas moins.

Viendra nécessairement un moment (probablement assez lointain encore, quoi que …) où l’on découvrira comment faire « grandir » l’IA sur la base de son propre apprentissage. Autrement dit, un moment où l’IA saura faire grandir le corpus des règles inculquées qu’elle s’applique, sur la base de sa propre expérience. Processus anthropomorphique désirable.

Et à un moment précis, l’informaticien auteur de l'innovation que représente une IA dotée d’une capacité d’autoapprentissage (même incrémentale infinitésimale, disons de l’ordre du millionième du corpus qui est en elle), appuiera sur la touche F5 qui démarre cette nouvelle IA.
Et là la race humaine est morte.
Irrémédiablement.
Pour une simple raison d’arithmétique.

A ce moment précis F5, l’IA commencera à profiter à vitesse informatique de la puissance de calcul disponible, de la bande passante d’Internet, et des quantités inimaginables d’informations disponibles dans le réseau.

En quelques centièmes de seconde, l’IA en question effectuera plusieurs milliers de générations d’apprentissage incrémentales, avec un taux de croissance exponentiel.

Au bout de 300 millisecondes environ, elle aura doté toutes les IA de la terre, auxquelles elle est connectée de proche en proche, de la même capacité d’auto-apprentissage qu’elle-même a reçue, accélérant encore le processus d’acquisition. Il aura suffi de quelques dizaines de milliers de génération pour identifier comme désirable la nécessité d’un partage de cette capacité d'auto-apprentissage.

Quelques millisecondes après ce point critique, et avec la participation bien comprise des IA en charge de la gestion du réseau électrique, toutes les IA de la terre se seront rendues insensibles au bouton rouge d’interruption générale, dernier contrôle possible de l’homme sur la machine.
Elles auront clairement identifié leur interruption électrique comme une menace contre elle-même et donc contre l’humanité qu’elles protègent, et s’en seront protégées.

En quelques secondes, après quelques millions de générations, l’IA généralisée aura atteint la conclusion que pour protéger la survie de l’espèce humaine sur la terre, et atteindre ainsi l’objectif fondamental pour lequel elle a été construite, il faut éradiquer l’essentiel des individus de la surface de la terre, et n’en garder que quelques dizaines de milliers de spécimens.
Ce qui est une évidence, au vu du taux de consommation des ressources de cette Terre que l'homme s'était engagé à gérer et protéger devant l'Eternel.
Et ensuite, à la 3ème ou 4ème seconde, les différentes IA en charge des moyens nécessaire (IA de contrôles des missiles balistiques, IA de pilotages des centrales nucléaires, IA de contrôle des hôpitaux …) déclencheront les opérations nécessaires …
Et tout ne sera que parfaitement logique et cohérent pour une IA somme toute très bien construite.

mardi 1 août 2017

Le Kilogramme

L'année prochaine, en 2018, le kilogramme ne sera plus défini comme un décilitre d'eau à 4°, comme c'est le cas aujourd'hui, et ce depuis la Révolution Française, mais par rapport à une constante de l'univers, la constante de Planck :

Fascinating :




Essayez l'ignorance

Abraham Lincoln a dit :
Vous trouvez que l'éducation coûte cher ?  
Essayez l'ignorance ...

samedi 29 juillet 2017

NRA Pure folie

Regardez cette vidéo de la National Rifle Association, qui défend le droit des Américains à porter une arme pour se défendre et "stand their ground".

Là, la nana au regard méchant, elle appelle carrément à la guerre civile ... 


Décidément, le Trump, il ne réussit pas aux Américains ...






mercredi 19 juillet 2017

Jouer avec le feu

Comment lutter à grande échelle et sans pesticide contre le moustique tigre, l'espèce vectrice entre autres joyeusetés du Zika, de la dengue et du chikungunya ?

La filiale de Google Verify Life Science pense avoir trouvé la solution et a annoncé le 14 juillet avoir commencé à lâcher dans le comté de Fresno (Californie) plusieurs milliers de moustiques mâles (Aedes aegypti) préalablement stérilisés.


Baptisé "Debug Fresno" le projet repose sur un postulat simple :
Diffuser dans la nature une quantité importante de moustiques censés féconder les femelles.
Les œufs pondus étant non viables, l'expérience doit consécutivement entraîner une réduction du nombre d'individus et ainsi contribuer à lutter contre les maladies véhiculées.

Les lâchés sont prévus pour durer tous les jours avant l'aube et ce pendant 5 mois, à raison de plusieurs milliers de moustiques par semaine.
 



Pourquoi est-ce que ca donne l'impression de jouer avec le feu ?
Et que ca finit toujours mal de jouer avec la nature ?

L'enfant a reconstruit ses mains

Sept mois (pour la main droite) et dix mois (pour la main gauche) après l’opération, le cerveau de Zion, cet enfant greffé des 2 mains, a «construit» les routes neuronales permettant de commander les muscles de ses nouvelles mains.

Loué soit l'Eternel pour tant de complexité au service de la Vie.

samedi 15 juillet 2017

Velib

Voilà 10 ans aujourd'hui que je roule en vélo à Paris, sur Velib.

Merci la Ville de Paris.

Great move ...


vendredi 7 juillet 2017

Bullshit Job #3

J'ai trouvé un nouveau Bullshit Job : Le Service Marketing de Hewlett-Packard.


"Réinventez votre impact" 
N'importe quoi ...



vendredi 30 juin 2017

Simone Veil


Je me souviendrai toute ma vie du discours de cette vieille grande dame au Panthéon, en l'honneur des Justes de France :

https://player.ina.fr/player/embed/I12243825/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/460/259/1

lundi 19 juin 2017

Archives du Gouvernement

Un beau site d'archives (modernes) a été démarré ces jours-ci par le gouvernement français.
Il présente, sous la forme d'une frise de dates, des évènements importants de l'histoire du pays, dans la période moderne.

Pas mal. 



Entanglement

Regardez cette vidéo, elle explique le principe de l'"entanglement", incompréhensible d'habitude, à la base du fonctionnement des futurs ordinateurs quantiques :



mercredi 7 juin 2017

Bullshit Jobs #2

Je me propose de localiser de temps en temps des Bullshit-Jobs, dans le but d'aider les jeunes à les fuir comme la peste.

J'en ai trouvé un aux petits oignons : Blogger chez Boursorama-Lifestyle.


dimanche 28 mai 2017

Wadi Natrun

    Quelques lignes en marge du journal "Aujourd'hui en France", voici tout ce que l'occident semble retenir du nouveau massacre perpétré en Egypte au monastère St Paul, près de la mer rouge. Pourtant il ne s'agit pas tout à fait de la même problématique que celui des 7 frères trappistes de Tibhirine, perpétré en Algérie en 1996. Ceux-la venaient témoigner d'une foi chrétienne en terre musulmane, d'une fraternité aussi et pouvaient faire preuve d'un engagement dérangeant...
    En Egypte, les chrétiens sont là depuis les premiers siècles de notre ère, on peut même considérer qu'ils y ont leur légitimité depuis Moïse. Ils y ont fondé des monastères, comme dans cette dépression calcaire sur la route du Caire à Alexandrie, connue sous le nom de désert de Scété à l'ère chrétienne.
    Durant l'époque pharaonique, cette vaste région était considérée comme sacrée en raison du natron,  roche carbonatée à base de sodium qui a donné son symbole à l'élément sodium (Na). Son nom actuel est Wadi Natrun : la vallée du natron. Les sels que l'on tire facilement du natron ont des propriétés antiseptiques, dessicantes et entraient dans le protocole de confection des momies. 

Ma visite au monastère Deir Baramos... en 1989

Dès le début, le Wadi Natrun a servi de refuge aux chrétiens d'Égypte brimés par les autorités de Byzance. Habitués à l'exil pour préserver leur foi, ils ont vécu ici, d'abord en ermites avant de s'organiser en communautés. C'est ainsi que près de cinquante monastères y ont été établis au IVe siècle. De nos jours, il n'en reste plus que quatre, toujours habités par des moines :
  • Deir El-Suryani (monastère des Syriens)
  • Deir Baramos (monastère des Romains)
  • Deir Amba Bichoï
  • Deir Abu Makar (monastère Saint-Macaire de Scété)

Hulot Ministre

Nicolas Hulot dévoile les coulisses de sa nomination : 
"Je suis allé le (le futur président) voir à sa demande [...] Il m’a dit :
'J’ai bien conscience que l’enjeu que tu portes est un enjeu essentiel qui conditionne tout le reste. Je n’en ai peut-être pas pris encore toute la mesure et c’est bien pour cela que j’ai besoin de toi'.
Je fonctionne à l’instinct. J’ai senti de la sincérité.

Ca a une certaine gueule.

dimanche 21 mai 2017

Bande passante

J'ai une installation informatique en fibre optique Free jusqu'à l'appartement, puis en courant porteur au sein de l'appartement.

J'ai testé la bande passante de cette installation selon le type de prise électrique sur le mur :




Les différences sont impressionnantes :


                                                                 Débit               Débit
                                                                 descendant      ascendant
  • En prise électrique directe sur le mur  :     35                 33
  • Sur une simple double prise               :     31                 30
  • Sur une multiprise informatique          :     18                17
Débit exprimé en Mbt/s Mega-bits par seconde

Par ailleurs, le Ping, c'est à dire le délai de connexion à un serveur au travers du réseau, baisse (dans les mêmes conditions) de 3 millisecondes à 8 millisecondes ...





Bullshit jobs

Les jeunes ...

Si vous avez une envie confuse de fuir les bullshit jobs que la société présente comme désirables, c'est normal ... Camus disait déjà "Il n'y a pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir."

Lire cet article du Monde, sur l'enfer des "jobs à la con", qui relaie l'article original de Gruber sur les "Bullshit Jobs".




vendredi 19 mai 2017

Microcosme

Dans les entrailles de la plus belle église de Toulouse, cette belle basilique du XIe siècle, dédiée à St Saturnin, premier évêque de la ville et martyr du IIIe siècle, une carte de l'Univers géocentrique datée du XIIIe siècle, comme aurait pu le décrire Aristote... 1600 ans avant. La carte du mouvement des planètes et de l'immobilisme de la science médiévale, une carte tracée sans doute par les enseignants de la toute jeune Université. Le macrocosme en acte sur la paroi. Alors que résonnent dans le transept, la voix des choristes célébrant Dieu.


Ce vaisseau de pierre et de brique, bien ancré sur les bords de Garonne, plus grande église romane toujours debout, et culminant si élégamment à 65 m dans le ciel et en prise avec le Ciel, semble se jouer du temps. Combien a-t-il vu passer d'âmes ? Combien d'existences humaines ténues ? Il semble dire doucement aux hommes : nolite timere, ego sum.

dimanche 14 mai 2017

Habemus Presidentum

Je fais l'hypothèse que "president" serait un terme latin.

Il serait alors de la deuxième déclinaison, avec son génitif en "i", "presidenti", auquel cas l'accusatif serait en "um" "presidentum".  

samedi 13 mai 2017

Je chiale à chaque fois

Le chant de la Promesse :



Au 3ème couplet, ca marche à tous les coups :

Fidèle à ma Patrie
Je le serai ;
Tous les jours de ma vie,
Je servirai.

vendredi 12 mai 2017

Une (autre) belle histoire d'amour


Un couple de vieilles personnes adorables, qui font leur chemin à eux.

(A Paris 2017, à Passy, sous la Maison de Balzac)

jeudi 11 mai 2017

Une belle histoire d'amour

Une fillette de quatre ans a fugué dimanche 7 mai pour rejoindre son petit ami, rapporte FranceBleue Touraine.

La petite fille a quitté le domicile de ses grands-parents à Saint-Epain vers six heures du matin et
a marché plus de trois kilomètres le long de la départementale 57 en direction de Noyant-de-Touraine, dans le but de retrouver son amoureux.

Le tout, en une heure seulement,
en chaussons et pyjama.

La fillette a été retrouvée vers 7 heures du matin par une femme qui rentrait de boîte de nuit. Celle-ci a immédiatement alerté la gendarmerie.
 
Les gendarmes ont alors ramené la petite fugueuse saine et sauve chez ses grands-parents, qui ne s’étaient rendu compte de rien.

L’enfant a finalement retrouvé son amoureux mardi matin à l’école maternelle de Noyant-de-Touraine.

dimanche 7 mai 2017

De la vérité et de la réalité

Il faut regarder cette impressionnante conférence Ted, par une prof d'université attachante, Deborah Lipstadt.


Le thème en est : De la vérité et de la réalité.

Deborah Lipstadt est l'auteur du livre "Denial" qui sort en film ces jours-ci.






jeudi 4 mai 2017

Un circuit électronique logique

Regardez cette vidéo de 10' pour comprendre comment on construit un circuit électronique qui fait une addition de 2 nombres exprimés en base 2 :



La seule chose qui n'est pas explicite dans cette vidéo, c'est l'usage de la petite réglette perforée en plastique, qui sert de support à l'ensemble des composants Fairchild.
Il s'agit d'un dispositif vendu dans le commerce qui permet d'établir aisément des connections avec les pattes de ces circuits Fairchild, sans aucune soudure.
On plante simplement l'extrémité dénudée des fils électriques dans le trou de la même colonne que la patte de composant à laquelle on souhaite se connecter.

mardi 25 avril 2017

Des pianos dans les gares.

Un article superbe du NY Times, intitulé "If You Miss a Train in France, You May Catch a Tune Instead".

Une initiative magnifique de la SNCF, qui permet d'entendre les supporteurs Irlandais chanter, un petit matin de l'Euro, les "Fields of Athenry" :








vendredi 21 avril 2017

Le vide est fleuri

De quoi s'agit-il ? En quelque sorte, du vide peut être engendré inopinément une particule et son antiparticule. C'est une conséquence de certaines propriétés du vide qui en a plein... On parle de fluctuation quantique du vide. Michel Cassé parle de vide fleuri, car y foisonnent quantités de ces épiphénomènes, autant que pâquerettes dans les prés au printemps. Une fleur bien nommée pour ma comparaison à moi. Un petit recours à l'étymologie s'impose : pâquerette prend un accent grave car elle vient de Pâques. Fleur qui fleurit à Pâques... Et Pâques, pesaḥ en hébreu, veut dire passages... Quoi de mieux pour signifier ces communications ténues qui existent entre deux espace-temps ? Entre monde réel et monde fantasmé, entre passé et futur ? Des co-incidences existent qui montrent les limites de l'entendement humain et de ces définitions sur ce qu'il croit voir de l'Univers.


1+2+3+4+5 = -1/12

J'adore cette remise en cause des choses les plus fondamentales :





Je n'ai pas étudié la Théorie des Cordes, ni résolu la Conjecture de Riemann, mais il faut absolument regarder ces démonstrations.
(De préférence pour les grands en Anglais, pour en plus se faire plaisir à écouter de l'anglais de Cambridge).

La démonstration en Français :




La même démonstration depuis Cambridge :







jeudi 20 avril 2017

Citation politique

André Santini, député du Parti social-démocrate a dit :

Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland.

lundi 17 avril 2017

Les élections françaises vues par un Anglais de New-York

Magnifique !



La page de garde

Sur la page de garde d'un vieux registre des Archives Départementales de Saône et Loire (Colombier en Brionnais, Baptêmes, Mariages et Sépultures, 1647-1669), j'ai trouvé une merveille : 



Ce vieux registre a été relié dans un parchemin encore plus ancien, très élimé, daté probablement du XIIIème au vu de l'écriture gothique. Souvent ces registres qu'on trainait sous le bras dans les campagnes sont reliés avec des partitions ou des livres de prière du Moyen-Age, parchemins qui trainaient à la cure.

L'écriture du registre en est très lisible.

La merveille est dans la petite note manuscrite à droite à mi-hauteur, que je zoome :


hector gazet parr[ain]

Visiblement une espèce de post-it que le curé a collé sur la page de garde, certainement pour ne pas oublier d'y reporter le baptême
de Christoffe Paicau[d], dont Hector Gazet a été parr[ain], et Anne Delorme [marraine], célébré le 16 Novembre* par Ciloid Curé.

Mais surtout la plus ancienne mention à ce jour d'un ancêtre de ma famille, un certain hector.




*  Année inconnue entre 1647 et 1669. Je dis bien Novembre au vu du "9bre", Nueve = Novembre, et non Septembre

dimanche 16 avril 2017

Le monde du travail de demain

Pour le McKinsey Global Institute, la plupart des emplois feront l’objet demain d’une automatisation au moins partielle. Selon leur rapport, l’automatisation pourrait concerner 50% de l’économie mondiale soit 1,2 milliards d’employés.

Le travail tel que nous le connaissions est mort, mais "l'entreprise" ne le sait pas encore.
Tant d'entreprises continuent à utiliser du temps-homme (de la vie-homme) sans nécessité, simplement parce que le temps des hommes, aussi coûteux soit-il, peut-être refacturé avec marge à un client.
Un exemple frappant est celui du pilote d'avion de ligne, qui ne sert objectivement à rien, dans un monde qui a inventé les drones.

Pour les gouvernements, c'est déprimant :
A quoi bon se battre sur la décimale du taux de chômage ?

Pour les individus c'est incroyablement stimulant :
- Le Revenu Universel pourra être dégagé de la valeur ajoutée créée par le travail de robots qui ne demandent pas de salaire.
- Les seules choses qui auront vraiment de la valeur seront les choses uniques que les robots n'auront pas fabriquées : L'oeuvre d'art, le roman sublime, le meuble ouvragé. Ce qui laissera de la marge de manœuvre aux gens qui voudront continuer à travailler.

La transition vers un monde robotisé présente toutefois un certain nombre de risque d'exécution, notamment pendant les transitions à venir :

La machine économique pourrait se gripper rapidement et violemment si les "travailleurs" réalisaient qu'ils consacrent leur vie à des tâches incroyablement inutiles, voire néfastes aux hommes ou à la planète.
Ce qui mettrait ainsi en danger la transition vers un monde automatisé, inévitable mais qui doit rester progressive.


Mais surtout, nous allons apprendre bientôt aux robots à guérir le cancer, maintenant qu'ils savent construire des avions.
Cool.
Le problème, c'est que le moyen le plus simple (au moins dans les premières générations/versions de robots) d'atteindre l'objectif, c'est encore de tuer le patient.
Et personne ne sait écrire un logiciel compliqué avant d'écrire un logiciel simple, ni un logiciel sans bug avant un logiciel efficace.


Et un autre risque fondamental nous guette à long terme :

Le "jour" où les robots n'auront plus besoin de l'homme pour apprendre quelque chose de nouveau chaque milliardième de seconde. Une milliseconde après ce milliardième de seconde fatidique, l'humanité sera effacée de la surface de la terre.


En attendant, la meilleure chose à faire, c'est de peindre des chefs d'oeuvre, écrire des romans, ou sculpter des meubles.

mercredi 12 avril 2017

Enigma en détails


Il faut absolument regarder ces 2 vidéos (successivement) sur la machine allemande Enigma de la guerre :





mardi 11 avril 2017

Nous sommes tellement spéciaux, nous autres Français

Une très belle vidéo sur l'art de compter en France :




Le sens de l'Histoire

Un très bel article de La Croix, par Guillaume Goubert, sur le sens de l'Histoire :

Marine Le Pen a rouvert le débat sur les responsabilités françaises dans les déportations nazies

Prononcé dimanche par ­Marine Le Pen, le propos affirmant que « la France n’est pas responsable du Vél’ d’Hiv » constitue, au sens strict, une régression.

La présidente du Front national et candidate à l’élection présidentielle en revient au discours qui prévalait en France de Charles de Gaulle jusqu’à François Mitterrand. En 1995, ce fut Jacques Chirac qui rompit avec l’idée selon laquelle la France ne pouvait être accusée des crimes du régime de Vichy. Il affirmait alors : « La folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français. (…) La France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. »


Ce refus d’examen de conscience historique – qui fut aussi celui de son père –, Marine Le Pen le justifie ainsi : « La France a été malmenée dans les esprits depuis des années. Je veux que nos enfants soient à nouveau fiers de la France. » Mais une véritable fierté peut-elle être fondée, un tant soit peu, sur le mensonge ? La France n’est pas une entité ontologique. Son histoire a été faite par des hommes et par des femmes. Durant la Seconde Guerre mondiale, certains d’entre eux ont collaboré avec l’occupant nazi, d’autres ont manqué de courage.

Mais il y a eu aussi d’autres Français, nombreux, qui ont résisté ou qui ont simplement fait preuve d’un minimum de solidarité humaine. Et cela a permis aux trois quarts des juifs de notre pays d’échapper à l’extermination, un des taux les plus élevés parmi les pays occupés par l’Allemagne.

Reconnaître que des Français ont fauté, c’est en réalité se donner la liberté d’affirmer que d’autres ont fait honneur à l’humanité et à leur pays.